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Les rebelles touaregs du nord du Mali, après consultation de leur base, ont finalement rejeté l'accord de paix préliminaire proposé le 1er mars dernier à Alger. Ils estiment que ce texte ne s'attaquait pas aux racines du conflit, mais se disent disposés à poursuivre les négociations avec le gouvernement de Bamako.

Dans un communiqué diffusé tard dimanche soir, la Coordination des mouvements de l'Azawad (CMA) déplore que l'accord d'Alger, rédigé après huit mois de discussions, ne réponde pas à ses attentes.

"Toutes les commissions qui ont travaillé sur le document pensent qu'il ne peut apporter la paix", a dit lundi à Reuters Moussa Ag Assarid, représentant de la CMA auprès de l'Union européenne (UE). "Nous pouvons poursuivre les discussions avec Bamako pour trouver un document acceptable et réaliste", a-t-il toutefois ajouté.

Médiation de l'ONU

Le 1er mars, sous la médiation de l'ONU, le gouvernement malien a signé dans la capitale algérienne cet accord préliminaire censé mettre fin aux insurrections dans le nord du Mali. Mais les rebelles avaient réclamé davantage de temps pour procéder à des consultations.

Deux ans après l'intervention française au Mali, la région reste en proie à l'instabilité. Les mouvements islamistes qui menaçaient alors de marcher sur Bamako pourraient à nouveau en tirer parti.

L'armée française est intervenue au Mali en janvier 2013 pour chasser des groupes djihadistes armés qui s'étaient emparés de la moitié nord du pays. Elle dispose toujours, dans le cadre de son opération antiterroriste Barkhane, d'un point d'appui permanent à Gao et d'une base avancée temporaire à Tessalit.

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ATS