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Les manifestations ont débuté mercredi dans plusieurs villes du pays. Elles rassemblent des opposants à une réforme visant à augmenter les contributions des employeurs comme des salariés et à réduire de 5% le montant des retraites pour réduire le déficit de la Sécurité sociale.

KEYSTONE/EPA EFE/JEFFREY ARGUEDAS

(sda-ats)

Les violentes manifestations contre une réforme des retraites ont fait au moins 24 morts au Nicaragua, a affirmé dimanche une ONG. Il s'agit des manifestations les plus violentes depuis l'arrivée au pouvoir du président Daniel Ortega il y a onze ans.

Face à l'ampleur de la contestation et aux scènes de pillage, le chef de l'Etat a annoncé dimanche le retrait de la réforme dans un discours télévisé. Il a indiqué que le conseil d'administration de l'organisme de la sécurité sociale avait voté la suppression des mesures adoptées la semaine dernière, à l'origine du mouvement de protestation.

Celles-ci visaient à augmenter les contributions des employeurs comme des salariés et à réduire de 5% le montant des retraites pour réduire le déficit de la sécurité sociale.

Le centre nicaraguayen des droits de l'homme (Cenidh) a fait état de la mort de 24 personnes à l'AFP, qui a obtenu confirmation auprès des familles des victimes. "La situation est vraiment grave", avait commenté auparavant la présidente du Cenidh.

Parmi les victimes figurent notamment des étudiants, des policiers et de jeunes sympathisants du front sandiniste au pouvoir, accusés de s'être attaqués aux manifestants. Sollicités par l'AFP pour confirmer ce chiffre, ni le gouvernement, ni la police n'ont répondu. Le dernier bilan officiel faisait état de dix morts.

Cameraman tué

Samedi soir, de nouveaux affrontements entre jeunes manifestants et policiers antiémeutes ont éclaté à Managua après un discours télévisé du président Ortega. Les protestataires ont dressé des barricades dans les rues et lancé des pierres sur les policiers qui ont riposté à l'aide de gaz lacrymogènes.

Un cameraman nicaraguayen est décédé samedi dans la ville de Bluefields (est), après avoir été touché par des balles alors qu'il tournait des images d'affrontements entre manifestants et policiers, ont indiqué des sources syndicales. Selon un communiqué officiel, un policier de 33 ans a été également été tué par un coup de feu dans le secteur de l'université polytechnique (UPOLI) à Managua.

Les Etats-Unis ont condamné les violences. Washington a appelé le gouvernement à permettre aux journalistes de travailler librement. "Nous condamnons la violence et la force excessive utilisées par la police et d'autres personnes contre les civils qui exercent leur droit constitutionnel à la liberté d'expression et de réunion", indique Heather Nauert, porte-parole du département d'Etat dans un communiqué.

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ATS