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Manifestations tendues après l'annonce d'un couvre-feu antivirus

La police a eu recours à du gaz lacrymogène pour disperser des milliers de manifestants réunis devant le Parlement serbe. KEYSTONE/EPA/ANDREJ CUKIC sda-ats
Ce contenu a été publié le 08 juillet 2020 - 02:15
(Keystone-ATS)

La police a tiré mardi des gaz lacrymogènes à Belgrade pour disperser des milliers de manifestants, furieux à l'annonce par les autorités d'un nouveau couvre-feu destiné à lutter contre une résurgence du coronavirus, ont rapporté des photographes de l'AFP.

Des milliers de manifestants en colère se sont rassemblés devant le Parlement de la capitale serbe après l'annonce par le président Aleksandar Vucic que les habitants allaient à nouveau rester enfermés chez eux pendant le week-end.

Les critiques du président lui reprochent d'avoir levé de manière accélérée les mesures initiales de confinement pour pouvoir organiser les élections du 21 juin, un scrutin largement remporté par le parti au pouvoir.

"Démission", "Arrêtez Vucic", scandaient les protestataires qui lançaient des cailloux contre les policiers, selon les images de la télévision locale. Un petit groupe a fait irruption dans le Parlement avant d'être repoussé par les policiers anti-émeutes.

Les policiers ont tiré plusieurs salves de gaz lacrymogènes pour disperser la foule, rapportent des photographes de l'AFP. Dans la nuit, un cordon de policiers avait été déployé pour protéger le Parlement.

Nombre de cas en hausse

Après avoir maîtrisé la première vague de l'épidémie début mai, ce pays des Balkans enregistre un rebond du nombre de cas, passant officiellement d'une cinquantaine de contaminations quotidiennes il y a un mois à environ 300 voire 350 actuellement.

Les autorités ont fait état mardi du décès de 13 personnes, le plus grand bilan quotidien officiellement annoncé jusqu'ici. La pandémie a contaminé environ 17'000 personnes et fait 330 morts au total.

La nouvelle vague est survenue dans le cadre d'un déconfinement rapide autorisé par les autorités, avec par exemple des manifestations sportives de masse. Le rythme des contaminations s'est accéléré après les législatives du 21 juin.

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