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Manuel Valls a rejoint dès 17 ans les rangs du PS, qui avait alors le vent en poupe.

KEYSTONE/EPA/CHRISTOPHE PETIT TESSON

(sda-ats)

L'ancien Premier ministre français Manuel Valls a acté mardi son divorce avec le PS, un parti où il militait depuis 37 ans. Il rejoint les rangs de la majorité présidentielle à l'Assemblée nationale.

"Une partie de ma vie politique s'achève. Je quitte le Parti socialiste, ou le Parti socialiste me quitte", a déclaré l'ancien Premier ministre de François Hollande, qui entend siéger "dans la majorité" d'Emmanuel Macron.

Selon une source parlementaire, M. Valls rejoint comme député apparenté le groupe de la République en marche (REM). Son intégration a été approuvée par un vote à main levée des députés REM mardi matin.

Longue trajectoire

L'annonce de M. Valls conclut de façon logique une trajectoire entamée de longue date et sanctionne aussi son échec à mettre sur pied un groupe de centre-gauche en appui de la majorité présidentielle. Il y a quelques années, il avait déjà plaidé pour un changement de nom du PS.

Battu en janvier à la primaire de la gauche, M. Valls avait soutenu Emmanuel Macron avant le premier tour de la présidentielle, aux dépens du vainqueur de la primaire Benoît Hamon. Une "trahison" condamnée par ses camarades et qui lui avait valu d'être déféré devant la commission des conflits du parti début avril.

M. Valls avait brigué en vain l'investiture de la REM, avant de se présenter en "homme libre" aux législatives, qu'il a remportées d'un cheveu face à la candidate de la France insoumise, Farida Amrani. Celle-ci a annoncé qu'elle déposerait un recours devant le Conseil constitutionnel mercredi.

Pas de groupe "social-démocrate"

Le député de l'Essonne, qui avait annoncé qu'il siégerait sur "les bancs de la gauche", a caressé pendant plusieurs mois le projet de constituer un groupe de députés "sociaux-démocrates" faisant le pendant du MoDem au côté de la REM. Il n'est finalement pas parvenu à ses fins.

La République en marche ne lui a pas facilité la tâche, présentant des candidats face à la quasi-totalité de ses proches. Seuls David Habib et Olivier Dussopt ont finalement été élus, mais ils n'étaient pas pour autant prêts à quitter le groupe PS.

Depuis jeudi, les tractations allaient bon train pour tenter de mettre sur pied un groupe de gauche "constructive" incluant des radicaux, des ultramarins, des divers gauche et des écologistes. Mais ces tentatives n'ont finalement pas abouti.

Aucun rôle

Quel rôle jouera Manuel Valls dans la future majorité ? "Je sais qu'il n'aura pas un rôle éminent, il ne l'a pas souhaité et aujourd'hui la nouvelle génération de La République en marche ne l'accueillerait pas en cela", a répondu le porte-parole du gouvernement Christophe Castaner.

Sur RTL, M. Valls a dit son souhait d'être le porte-voix d'une gauche "républicaine". "Je défendrai dans cet hémicycle, dans les mois et les années qui viennent une certaine idée de la France, de la République, de la manière dont on vit ensemble, de la laïcité. Cette voix républicaine à gauche je veux la faire vivre", a-t-il dit.

Ironie de l'histoire, les députés socialistes ont choisi de nommer leur groupe à l'Assemblée nationale "Nouvelle Gauche", a annoncé mardi leur président Olivier Faure. Une dénomination qui, pour la première fois depuis 1958, ne fait pas référence au socialisme.

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ATS