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Et si c'était lui la divine surprise? Quatre ans après une Coupe du monde où il n'a pas quitté le banc, Mario Gavranovic sera peut-être en Russie "le" buteur que la Suisse recherche depuis des années.

Grand artisan du doublé réussi par le Dinamo Zagreb qu'il a rejoint cet hiver, le Tessinois avoue sans détour "n'avoir pas toujours arrêté les bons choix au cours de sa carrière". Formé à Lugano mais révélé à Yverdon et à Neuchâtel Xamax, Mario Gavranovic a rejoint en 2010 à 20 ans à peine Schalke 04 alors dirigé par Felix Magath, sans doute l'entraîneur le plus "impitoyable" de la Bundesliga. Malgré un but crucial contre Valence en huitième de finale de la Ligue des Champions en mars 2011, son expérience à Gelsenkirchen ne fut pas couronnée de succès. Prêté ensuite à Mayence, il a dû composer avec un entraîneur - Thomas Tuchel - qui ne lui a jamais vraiment donné sa chance. A l'été 2012, il revenait en Suisse au FC Zurich où là aussi, il a connu ces hauts et ces bas qui ont jalonné sa carrière.

Quatre titres en deux ans et demi

"En revanche, la décision de partir en Croatie, même si elle a suscité bien des critiques, a été judicieuse", se félicite le Tessinois. En deux ans et demi, Mario Gavranovic a, en effet, gagné quatre titres avec Rijeka et le Dinamo Zagreb pour revenir pleinement dans le jeu aujourd'hui à 28 ans. "Bien sûr que je rêve de disputer la Coupe du monde, de marquer, de passer enfin ce fameux stade des huitièmes de finale, lance-t-il. Mais avant, il convient de figurer dans cette liste des vingt-trois. Certes, je sors d'une très belle saison et je pense avoir toutes les qualités pour jouer en Russie. Mais il y a vingt-cinq autres joueurs qui pensent exactement la même chose!"

Il serait toutefois bien étonnant que Vladimir Petkovic le laisse sur le quai le lundi 4 juin, jour où il annoncera sa liste. Le sélectionneur a toujours gardé un oeil sur cet attaquant qui a eu la malchance de se déchirer les ligaments croisés du genou il y a quatre ans lors de la Coupe du monde au Brésil. Remplaçant lors des trois matches de la phase de poules, Gavranovic s'était blessé avant le huitième de finale contre l'Argentine. Même si tout est possible en football, il aurait toutefois été bien surprenant qu'Ottmar Hitzfeld le lance dans la bataille de Sao Paulo contre l'équipe de Lionel Messi.

Une volonté décuplée

"Retrouver l'équipe nationale après une telle blessure fut très ardu, avoue Mario Gavranovic. J'ai connu une année, deux ans même, très difficiles. Mais le fait de recevoir des préconvocations de la part de Vladimir Petkovic m'a fait le plus grand bien. Cela a décuplé ma volonté de revenir. Je me suis battu jour après jour pour y parvenir." Rappelé à l'automne pour les rencontres contre la Hongrie, le Portugal et l'Irlande du Nord, Mario Gavranovic a rejoué son premier match en sélection le 23 mars dernier à Athènes. Egalement aligné contre le Panama à Lucerne, il a su, selon tous les observateurs, saisir sa chance.

"Je ne me sens pas comme un titulaire en sélection, lâche-t-il toutefois. Mais comme l'une des pièces importantes de l'équipe, au même titre que son capitaine et que son magasinier. Même si l'opposition à laquelle nous ferons face sera redoutable à commencer par le Brésil bien sûr, je suis convaincu que la Suisse peut aller loin. Je mesure pleinement sa force." A lui et à ses coéquipiers de la déployer dès dimanche à Villarreal face à l'Espagne dans un test qui dira si cette équipe de Suisse a vraiment du coffre.

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ATS