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Les autorités judiciaires du Mexique ont maintenant la "certitude" que les 43 étudiants disparus en septembre à Iguala dans le sud du pays ont été tués par un groupe criminel. Les tests ADN n'ont toutefois abouti pour l'instant à l'identification que d'un seul d'entre eux.

L'enquête inclut les déclarations de près d'une centaine de détenus ainsi que des éléments matériels. Elle "nous donne la certitude légale que les élèves enseignants ont été tués dans les circonstances décrites", c'est-à-dire leur enlèvement par des policiers locaux et leur meurtre par des membres d'un cartel, a déclaré mardi le ministre de la Justice, Jésus Murillo Karam.

Les aveux de détenus et les expertises "nous ont permis de faire une analyse logique des causes et de parvenir, sans aucun doute possible, à la conclusion que les étudiants ont été privés de leur liberté, puis que l'on leur a ôté la vie, avant de les incinérer et de les jeter dans la rivière San Juan, dans cet ordre", a dit le ministre.

Des responsables de l'enquête ont de leur côté indiqué que les aveux de l'un des tueurs présumés donnent à penser que les étudiants, venus pour manifester à Iguala, avaient été annoncés comme étant des membres d'un groupe criminel rival des Guerreros Unidos, "Los Rojos" (Les Rouges).

Parents pas contents

Jusqu'à présent, les autorités judiciaires considéraient comme disparus les élèves de l'école normale d'Ayotzinapa. Les parents des victimes, qui ont manifesté lundi avec plusieurs milliers de personnes à Mexico à l'occasion du quatrième mois de la tragédie, rejettent le scénario présenté par les autorités judiciaires et craignent que le gouvernement ne déclare clos le dossier.

"Il y a beaucoup d'incohérences dans la version du ministre", a déclaré le porte-parole des parents. Pour le moment, les experts du laboratoire autrichien de médecine légale de l'université d'Innsbruck n'ont pu identifier les restes que d'un seul des 43 étudiants. Les proches des victimes affirment qu'ils ont encore l'espoir de retrouver les 42 autres.

En novembre, le Mexique avait envoyé 17 restes calcinés, présumés appartenir aux disparus. La semaine dernière, l'institut a indiqué que "la chaleur excessive a détruit l'ADN". Il a proposé au ministère mexicain de la Justice, qui l'a accepté, d'utiliser une nouvelle méthode de séquençage, mais sans garantie de succès.

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ATS