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La police italienne a effectué jeudi des perquisitions au siège de Standard and Poor's (SP) à Milan. L'opération s'inscrit dans le cadre d'une enquête pour manipulation de marché ouverte en 2010 contre sa rivale Moody's et élargie ensuite à SP.

Le parquet a ouvert fin 2010 une enquête pour manipulation de marché à la suite d'une plainte déposée par des associations de consommateurs contre un rapport de Moody's, concurrente de SP, datant de mai 2010. Ce document avait eu un effet négatif sur les cours de bourse des banques italiennes.

Dans ce rapport, Moody's mettait notamment en garde contre un risque de répercussion d'une éventuelle dégradation de la note de certains pays européens, comme l'Italie, sur leur système bancaire comme cela avait été le cas pour la Grèce.

Enquête élargie

L'enquête avait ensuite été élargie à Standard and Poor's après la publication de communiqués sur l'Italie durant le printemps et l'été 2011. Le parquet a estimé qu'ils contenaient des jugements infondés sur la péninsule ayant eu un effet négatif sur les marchés.

En mai, l'agence avait publié un premier communiqué pour annoncer qu'elle envisageait d'abaisser la note de l'Italie, et en juillet un autre pour souligner que des "risques" pesaient encore sur les objectifs de réduction du déficit malgré la présentation d'un nouveau plan d'austérité.

SP a depuis dégradé la note de l'Italie d'un cran en septembre et de deux crans vendredi dernier à BBB+.

ATS