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La Paz - Le président socialiste de Bolivie, Evo Morales, a annoncé mercredi la confiscation des actions d'un de ses rivaux politiques de centre-droit dans la principale cimenterie privée du pays. Samuel Doria Medina n'avait lui recueilli que 4 % lors de la présidentielle.
"Ce matin, nous avons approuvé le décret destiné à transférer au gouvernement autonome départemental de Chuquisaca les actions" de Samuel Doria Medina dans la Fabrique nationale du ciment (Fancesa), a précisé Evo Morales pendant une cérémonie publique à Sucre (sud-est).
Samuel Doria Medina, arrivé à la troisième place à la présidentielle de décembre sous les couleurs de l'Unité nationale (UN) et actionnaire de quatre autres cimenteries, avait récupéré 33,34 % des parts de Fancesa en 1999, dans le cadre de la politique de privatisations décrétée par le gouvernement de l'époque.
Le reste est entre les mains de la municipalité de Sucre, où se trouve la cimenterie, et d'une université de la ville.
Pour l'analyste indépendant Carlos Cordero, sociologue à l'université San Andres, cette expropriation est une manière de "disqualifier quelqu'un comme Doria Medina, qui était un candidat potentiel à la présidence".
Aux élections de décembre, l'entrepreneur n'avait toutefois remporté que 4 % des suffrages, contre 64 % à Evo Morales, réélu pour cinq ans dès le premier tour.
Depuis sa victoire, le chef de l'Etat a accru ses pressions politiques et judiciaires sur l'opposition, qui dénonce une forme d'absolutisme.
Une quinzaine d'hommes politiques de droite ont même quitté la Bolivie depuis la victoire du dirigeant socialiste pour échapper à des poursuites judiciaires en cours, comme son rival à la présidentielle Manfred Reyes Villa, ou par peur d'inculpations à venir.
Depuis qu'il a pris ses fonctions, en 2006, Evo Morales a aussi nationalisé plusieurs entreprises dans des secteurs jugés stratégiques (hydrocarbures, électricité, télécommunications, mines) et confisqué des terres, appartenant souvent à ses opposants, en arguant que "la terre appartient à celui qui la travaille".
En mai, son gouvernement a annoncé la constitution d'un fonds doté de jusqu'à un milliard de dollars pour indemniser toutes les entreprises étrangères nationalisées (notamment françaises, britanniques, espagnoles et italiennes).

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ATS