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Un avocat de Dominique Strauss-Kahn a demandé mercredi à un juge de New York de classer la plainte au civil déposée par la femme de chambre Nafissatou Diallo pour agression sexuelle. Il a fait valoir que l'ex-directeur du FMI était protégé par une immunité au moment des faits.

Ni Mme Diallo, qui accuse DSK d'agression sexuelle, ni M. Strauss-Kahn, qui dément l'avoir contrainte, n'étaient présents dans la salle d'audience.

L'avocat a notamment évoqué la Convention internationale sur les privilèges et immunités des agences spécialisées, adoptée par les Nations unies en 1947. Le juge a semblé sceptique, pressant l'avocat de questions, lisant les détails de certains des textes invoqués par la défense de DSK.

Immunité pas totale

Trois avocats étaient présents pour l'ancien patron du Fonds monétaire international et deux pour la plaignante. Ces derniers se sont opposés au classement de la plainte, faisant valoir que DSK ne peut se prévaloir d'une immunité totale pour des faits commis à titre personnel.

Mme Diallo affirme qu'elle a été contrainte à une fellation le 14 mai dans la suite du Sofitel de New York occupée par M. Strauss-Kahn. Celui-ci a reconnu une brève relation sexuelle "inappropriée" avec la femme de chambre, qu'il ne connaissait pas selon lui, mais a affirmé qu'il n'y avait pas eu de violence ni de contrainte.

Les femmes, du "matériel"

Cette première audience de la procédure civile intervient deux jours après la mise en examen de DSK à Lille pour "proxénétisme aggravé en bande organisée" dans l'affaire du Carlton.

Dominique Strauss-Kahn a là nié avoir su qu'il avait affaire à des prostituées. D'après le quotidien français "Le Monde", citant des documents de la police française, de très nombreux messages entre DSK et un de ses amis, organisateur de soirées libertines, ainsi que des témoignages démentent sa version.

L'ancien directeur du FMI reconnaît toutefois avoir employé un vocabulaire "inapproprié" en qualifiant dans des SMS des jeunes femmes de "matériel", a révélé mercredi "Le Monde".

ATS