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Nicolas Sarkozy estime n'être l'otage ni de Marine Le Pen, ni de François Bayrou, dont les électeurs constituent sa principale réserve de voix pour le second tour. Il tente toutefois de séduire l'électorat du Front national (FN). François Hollande envisage pour sa part une réforme du droit de vote des étrangers.

Dans les colonnes de "l'Est Républicain" et "l'Alsace", le président sortant a dit refuser de culpabiliser les quelque six millions d'électeurs qui ont voté dimanche pour Marine Le Pen. Il a en outre affirmé mercredi à la radio France Info qu'il n'y aurait "pas d'accord" avec l'extrême droite en vue des prochaines échéances électorales en France et a indiqué qu'il n'y aurait "pas de ministres" du FN dans son gouvernement s'il était réélu.

"Les 18% qui ont voté (pour Marine Le Pen, la présidente du FN) ne lui appartiennent pas, mais c'est de mon devoir de m'adresser à eux", a-t-il ajouté, réitérant son refus "de diaboliser les électeurs qui ont voté pour la candidate du Front national".

Droit de vote des étrangers

"Je leur dis: je vous ai entendus, ce n'est pas moi qui vais donner le droit de vote aux étrangers", avait-il déclaré auparavant.

Le candidat socialiste à la présidentielle française François Hollande a affirmé quant à lui mercredi qu'il envisageait pour "2013" sa réforme institutionnelle donnant le droit de vote aux étrangers non communautaires (hors UE) aux élections locales, mesure combattue par la droite.

Le favori du scrutin a par ailleurs jugé sur la chaîne France 2 qu'il y avait "trop d'ambiguïtés" au parti du présidentiel UMP sur la position à tenir en cas d'éventuels duels avec le FN aux législatives (prévues les 10 et 17 juin) et a déploré que son rival essaie de "séduire" jusqu'aux "dirigeants de l'extrême droite".

Interrogé sur ce qu'il ferait en cas de duel FN-UMP aux législatives, M. Hollande rappelle qu'il n'a "jamais hésité" et a d'ailleurs "été dans cette situation en 2002" quand la gauche a appelé à voter pour Jacques Chirac pour barrer la route à Jean-Marie Le Pen lors de l'élection présidentielle.

ATS