Contenu externe

Le contenu suivant a été fourni par des partenaires externes. Nous ne pouvons ainsi pas garantir son accessibilité à tous les utilisateurs.

Le président français Nicolas Sarkozy a prôné dimanche une révision des accords de Schengen. Il a même menacé de "suspendre la participation" de la France si un "gouvernement politique de Schengen" n'était pas mis en place "dans les douze mois".

Le président-candidat Sarkozy s'exprimait à six semaines de la présidentielle lors d'un grand meeting à Villepinte, près de Paris, devant des dizaines de milliers de militants et sympathisants alors que les sondages le donnent invariablement battu.

"Les accords de Schengen ne permettent plus de répondre à la gravité de la situation. Ils doivent être révisés. Il faut mettre en oeuvre pour Schengen une réforme aussi structurelle que celle que nous venons de mettre en oeuvre pour l'euro", a lancé le président-candidat, pour qui "on ne doit pas laisser la gestion des flux migratoires entre les seules mains des technocrates et des tribunaux".

Maîtriser les flux migratoires

"Dans la situation économique et sociale qui est la nôtre, si l'Europe ne maîtrise pas les entrées sur son territoire, elle ne pourra plus accueillir dignement ceux qui arrivent, elle ne pourra plus répondre à la demande d'intégration de ceux qui ont tant de mal à trouver leur place dans la société, elle ne pourra plus financer sa protection sociale", a assuré M. Sarkozy.

"Il faut pouvoir sanctionner, suspendre ou exclure de Schengen un Etat défaillant, comme on peut sanctionner un Etat de la zone euro qui ne remplirait pas ses obligations", a fait valoir M. Sarkozy.

Il a plaidé pour "des instruments de gestion des crises qui permettent d'assister les pays confrontés à des circonstances exceptionnelles et un front commun dans la lutte contre l'immigration clandestine".

ATS