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Nouveau massacre de Boko Haram et mobilisation pour les lycéennes

Ce contenu a été publié le 07 mai 2014 - 18:34
(Keystone-ATS)

Des centaines de personnes - au moins 125 selon un policier mercredi - ont été tuées lundi dans un nouveau massacre de Boko Haram, dans le nord-est du Nigeria. Les Etats-Unis, la France et le Royaume-Uni vont pour leur part aider les autorités à retrouver les quelque 200 adolescentes enlevées mi-avril par le groupe islamiste.

L'attaque avait eu lieu lundi à Gamboru Ngala, une ville proche de la frontière camerounaise dans l'Etat de Borno, fief historique de Boko Haram. L'enlèvement de centaines de lycéennes, le 14 avril, s'y était également déroulé.

Selon des habitants, les assaillants circulaient à bord de véhicules blindés et de vans peints aux couleurs des forces de sécurité. Ils ont brûlé le marché, le bureau des douanes, le commissariat de police et presque tous les magasins.

Un sénateur local a évoqué mercredi le chiffre de 300 morts. Des témoins ont compté plus de 100 cadavres dans la localité dévastée et prévenu que le bilan risquait de s'alourdir.

Mobilisation internationale

En ce qui concerne les plus de 200 lycéennes enlevées, le Royaume-Uni a annoncé mercredi qu'il va envoyer des conseillers au Nigeria. Le président américain Barack Obama avait pour sa part indiqué dans la nuit qu'il envoyait des forces de sécurité américaines (militaires, policiers et "autres agences") pour aider le Nigeria à retrouver les jeunes filles.

Le président français François Hollande lui a emboîté le pas mercredi, lorsqu'un nouvel enlèvement de 11 autres jeunes filles a été signalé, assurant que la France "fera tout pour aider le Nigeria". Une "équipe spécialisée" est disponible pour aider aux recherches, a précisé le ministre français des Affaires étrangères peu après.

Démenti des autorités tchadiennes

Le département d'Etat américain a indiqué disposer d'informations selon lesquelles les adolescentes auraient été emmenées dans des pays voisins, se faisant l'écho de déclarations - non confirmées - de responsables locaux à Chibok, selon lesquels les captives avaient été vendues comme épouses à des combattants islamistes du Cameroun et du Tchad.

Les autorités tchadiennes et camerounaises ont démenti que les lycéennes se trouvent sur leur sol.

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