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Nouvel accord sur la drogue entre autorités colombiennes et Farc

Ce contenu a été publié le 17 mai 2014 - 02:54
(Keystone-ATS)

Le gouvernement et la guérilla des Farc ont fait un nouveau pas vers la paix en Colombie. Ils ont annoncé un accord sur le trafic de drogue, troisième des six points à l'ordre du jour d'un processus de paix entamé en novembre 2012 à Cuba.

Les délégations du gouvernement et des Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc) "ont conclu un accord sur le troisième point, dénommé 'solution au problème des drogues illicites'", a affirmé à la presse le diplomate cubain Rodolfo Benitez. Il est le représentant du pays hôte et garant du processus de paix aux côtés de délégués des deux parties.

Après cet accord, le gouvernement colombien va convoquer une conférence internationale sur le trafic de drogue, sous l'égide de l'ONU, a ajouté de son côté le diplomate norvégien Dag Nylander, représentant l'autre pays garant du processus de paix. "Une stratégie spécifique de lutte contre la corruption sera développée à cette occasion", a ajouté le diplomate norvégien.

Gouvernement et guérilla avaient déjà conclu en 2013 deux accords partiels sur les deux plus importants thèmes de leurs négociations: le développement rural et la participation de la guérilla à la vie politique après la conclusion d'un accord de paix général.

Trêve pour les élections

Après ce troisième accord, restent à discuter les dédommagements aux victimes du conflit, ainsi que la fin effective des hostilités et le mode de ratification d'un accord de paix final.

Le président colombien, Juan Manuel Santos, a qualifié l'accord d'étape "extrêmement importante" et "définitive" vers la paix. "Nous sommes aujourd'hui très près, plus près que jamais d'obtenir la paix. C'est une étape définitive, extrêmement importante, une grande nouvelle pour la Colombie et pour le monde entier", a déclaré M. Santos.

Ce nouveau pas vers la paix intervient à une semaine de l'élection présidentielle en Colombie du 25 mai. Le président Juan Manuel Santos, qui a pris l'initiative de ce processus de paix, apparaît comme favori à sa propre succession.

Quelques heures avant l'annonce de ce troisième accord partiel, les Farc avaient annoncé une trêve de leurs activités militaires du 20 au 28 mai à l'occasion du scrutin présidentiel. Cette trêve implique également l'autre grand mouvement de guérilla colombien, l'Armée de libération nationale (ELN).

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