Contenu externe

Le contenu suivant a été fourni par des partenaires externes. Nous ne pouvons ainsi pas garantir son accessibilité à tous les utilisateurs.

La 8e conférence ministérielle de l'OMC s'est terminée samedi à Genève sur un maigre bilan. Les 153 pays membres n'ont pas réussi à se mettre d'accord sur les moyens de sortir le cycle de Doha de l'impasse. Ils ont convenu de ne pas recourir au protectionnisme, admis la Russie et conclu un accord sur les marchés publics.

Les divergences entre pays industrialisés et pays émergents restent entières au terme de trois jours de débats. Le président de la réunion, le ministre du Nigeria Olusegun Aganga, a lu, lors de la session de clôture, une déclaration "sous sa seule responsabilité" résumant les prises de position des uns et des autres.

Les ministres ont exprimé "leurs profonds regrets" à propos du blocage des négociations de Doha, lancées il y a dix ans. Mais si certains pays sont d'accord d'examiner de nouvelles approches, d'autres ont exprimé des réserves, a dit le ministre du Nigeria.

"Il n'y a pas de consensus non plus pour examiner de nouveaux sujets au sein de l'OMC, comme le climat, l'énergie, la sécurité alimentaire, les taux de change et la concurrence", a ajouté le président de la conférence.

Les 153 pays se sont engagés à "garder les marchés ouverts" et à "résister au protectionnisme dans une période difficile". Toutefois, seuls 49 pays ont convenu concrètement de la nécessité de bloquer les droits de douane à leur niveau actuel pour éviter une spirale dangereuse pour l'économie mondiale.

Le spectre des années 30

Le directeur général de l'OMC Pascal Lamy a appelé à "ne pas couper la branche sur laquelle on est assis", alors que "les signes sérieux et inquiétants de ralentissement économique et d'isolationnisme s'accumulent".

Il a brandi le spectre de la dépression des années 30 et affirmé que l'OMC a aussi une responsabilité afin d'éviter que cette crise ne se répète pas.

Par la voix du conseiller fédéral Johann Schneider-Ammann, la Suisse a appelé les autres pays à trouver des solutions partielles, "quand c'est possible". Comme domaines de négociations, il a cité la facilitation du commerce et les obstacles non tarifaires dans l'accès au marché des produits industriels.

ATS