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Onze morts dans des affrontements au Cachemire indien

Une fusillade a éclaté alors que des soldats assiégeaient une maison où se cachaient des rebelles dans une localité du Cachemire indien. KEYSTONE/AP/MUKHTAR KHAN sda-ats
Ce contenu a été publié le 15 décembre 2018 - 12:34
(Keystone-ATS)

Onze personnes -sept civils, trois rebelles armés et un soldat- ont été tuées samedi par des tirs au Cachemire indien. L'armée a ouvert le feu sur des manifestants après une fusillade avec des rebelles séparatistes, a-t-on appris auprès de la police.

La fusillade avait éclaté alors que des soldats assiégeaient une maison où se cachaient des rebelles dans une localité de la région de Pulwama. Trois séparatistes, dont un ancien soldat qui avait rejoint la rébellion, ont été tués dans cette fusillade ainsi qu'un membre des forces de sécurité.

Pendant la fusillade, des centaines d'habitants sont descendus dans les rues pour se diriger vers la maison en scandant des slogans en soutien aux séparatistes et en jetant des pierres sur les soldats, ont raconté des témoins.

"C'était le chaos"

"C'était le chaos. Six manifestants sont morts sous les balles des soldats", a témoigné un policier sous couvert de l'anonymat. Selon des responsables hospitaliers, un septième homme est ensuite mort de ses blessures.

Ces nouvelles violences interviennent alors que s'achève l'année la plus meurtrière depuis 2009 au Cachemire indien, avec près de 550 morts dont environ 150 civils, selon un groupe local qui comptabilise les victimes.

Selon des responsables des services de sécurité, 230 rebelles, des habitants de la vallée du Cachemire pour la plupart, ont été tués depuis le début de l'année. Ils ont été remplacés par de nouvelles recrues, selon ces sources.

Région himalayenne revendiquée aussi bien par l'Inde que le Pakistan depuis la fin de la colonisation britannique en 1947, le Cachemire est divisé de facto entre les deux puissances nucléaires d'Asie du Sud. Depuis 1989, le conflit est estimé avoir fait plus de 70'000 personnes, essentiellement des civils.

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