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Les 28 pays membres de l'Otan, réunis mercredi à Bruxelles, tentent de serrer les rangs afin d'assurer le départ en bon ordre de leurs troupes d'Afghanistan d'ici la fin 2014. Ils se heurtent à l'impatience grandissante manifestée dans de nombreux pays.

L'Australie a été le dernier en date à vouloir accélérer le calendrier. Son Premier ministre a annoncé mardi que les 1500 soldats australiens quitteraient l'Afghanistan en 2013, un an plus tôt que prévu. Les Français avaient eux aussi annoncé fin janvier le retrait de leurs troupes de combat à la fin 2013 et d'autres pays, dont les Etats-Unis, espèrent réduire leur contingent.

Quelque 130'000 soldats étrangers, aux deux tiers américains, sont toujours déployés en Afghanistan, plus de dix ans après le début du conflit.

Les forces afghanes doivent prendre le contrôle de la sécurité de l'ensemble des provinces au cours de l'année 2013 afin de permettre le départ des troupes internationales à la fin 2014, selon un agenda fixé par l'Otan à son sommet de Lisbonne fin 2010.

Participation financière

A Bruxelles, les ministres, au premier rang desquels la secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton, doivent préciser la mise en oeuvre de cette stratégie et se projeter au-delà de 2014. Mais ils réservent l'annonce des décisions aux chefs d'Etat et de gouvernement qui se retrouveront lors du sommet de l'Alliance à Chicago les 20 et 21 mai.

L'Otan et les Etats-Unis, de loin le pays le plus engagé, poussent les partenaires à s'engager dès à présent "à soutenir activement les forces afghanes sur le long terme". L'effort financier a été évalué à 4,1 milliards de dollars par an entre 2015 et 2017, dont plus de la moitié serait prise en charge par Washington.

Dans le cas contraire, le régime en place pourrait connaître le même sort que celui du président Najibullah qui s'était écroulé en 1991 dès l'arrêt du soutien financier et militaire des Soviétiques. Les insurgés ont de nouveau démontré leur détermination en menant dimanche une série d'attaques suicide coordonnées contre des lieux symboliques de Kaboul.

ATS