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Paris décerne la citoyenneté d'honneur à Nasrin Sotoudeh

Le conseil de Paris a voté à l'unanimité la citoyenneté d'honneur à l'Iranienne Nasrin Sotoudeh (archives). KEYSTONE/EPA/ABEDIN TAHERKENAREH sda-ats
Ce contenu a été publié le 01 avril 2019 - 21:09
(Keystone-ATS)

Le conseil de Paris a voté à l'unanimité lundi la citoyenneté d'honneur à l'Iranienne Nasrin Sotoudeh. Elle a été condamnée à 12 années de prison supplémentaires et 148 coups de fouet par Téhéran, alors qu'elle purge déjà une peine de cinq ans de prison.

"La Ville de Paris lui décerne la citoyenneté d'honneur en marque de soutien et d'admiration face à son courage sans faille et par ce geste, demande sa libération immédiate", est-il souligné dans un communiqué. La Ville salue "la ténacité avec laquelle Nasrin Sotoudeh continue de défendre les libertés fondamentales et les droits des femmes" qu'elle juge "exemplaire et source d'inspiration".

Nasrin Sotoudeh, célèbre militante des droits humains de 55 ans, est emprisonnée depuis juin 2018 et n'a appris qu'après son emprisonnement qu'elle avait été condamnée à cinq ans de prison pour espionnage, selon un de ses avocats.

Le 12 mars son époux, Réza Khandan, a annoncé sa nouvelle condamnation. Il a indiqué que sa femme était poursuivie pour sept chefs d'accusation réunis en un seul et même dossier et avait été condamnée au total à 33 années de prison. Néanmoins, a-t-il précisé, "seule la peine [d'emprisonnement] la plus longue s'applique", en l'occurrence celle pour "incitation à la corruption et à la débauche", passible de dix ans de prison au maximum, mais portée à douze ans par le juge.

A cela s'ajoute, selon lui, une condamnation à 148 coups de fouet liée notamment au fait que Mme Sotoudeh s'était présentée au tribunal par le passé sans le voile islamique obligatoire pour les femmes dans l'espace public.

Libération réclamée

Récompensée en 2012 du Prix Sakharov décerné par le Parlement européen, Mme Sotoudeh a défendu des opposants arrêtés lors de manifestations en 2009 et des femmes arrêtées pour avoir contesté le port du voile islamique en public.

Le 21 mars, la France a réclamé sa libération et averti Téhéran que la préservation de l'accord nucléaire ne constituait pas un "blanc-seing" en matière de droits de l'homme.

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