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Pas d'accord au parlement irakien sur un gouvernement d'union

Ce contenu a été publié le 01 juillet 2014 - 20:09
(Keystone-ATS)

Après un échec au parlement irakien, la formation d'un gouvernement d'union nationale semble encore moins probable. Elle est pourtant indispensable pour éviter la désintégration de l'Irak face à l'offensive fulgurante des jihadistes. Les rebelles contrôlent déjà une bonne partie du nord du pays.

Les Etats-Unis, les Nations Unies, l'Iran et les plus hauts dignitaires chiites irakiens avaient appelé les élus à dépasser leurs divisions pour faire face à la menace des jihadistes sunnites de l'Etat islamique en Irak et au Levant (EIIL), groupe rebaptisé Etat islamique (EI) récemment.

Au final, les députés chiites, majoritaires, n'ont pas réussi à se mettre d'accord sur le nom du futur Premier ministre, successeur de Nouri al Maliki. Les députés sunnites et kurdes ont alors claqué la porte. Ils refusent de lui accorder un troisième mandat.

Après une pause dans les débats, seuls 75 des 255 députés présents sont retournés en séance. La chambre compte au total 328 sièges. Constatant que le quorum n'était plus réuni, le doyen de l'assemblée a ajourné la session, la première depuis son élection en avril.

Blocus sunnite et kurde

Les sunnites ont prévenu qu'ils ne désigneraient pas leur candidat à la présidence du Parlement tant que le nouveau Premier ministre ne serait pas connu. Les Kurdes qui, en vertu de l'accord de partage des pouvoirs, doivent désigner le chef de l'Etat, se sont aussi abstenus de le faire.

Le Parlement devrait se réunir à nouveau le 8 juillet. Après l'élection du président du Parlement, les députés doivent élire un président de la République. Pendant la période intérimaire, Nouri al Maliki expédiera les affaires courantes.

Obus près de Samarra

L'Irak ne semble plus avoir beaucoup de temps pour éviter la désintégration. Dans l'extrême nord du pays, les Kurdes ne dissimulent pas leurs aspirations à l'indépendance.

Au nord et à l'ouest de Bagdad, l'armée irakienne ne parvient pas à reprendre les villes conquises par les insurgés sunnites, comme Tikrit où des combats font rage depuis plusieurs jours.

Pendant que le Parlement se réunissait, des obus de mortiers sont tombés près d'un sanctuaire chiite de la ville de Samarra. La destruction de ce site en 2006 avait déclenché des violences religieuses qui ont fait des dizaines de milliers de morts.

Rejet du califat

Les jihadistes de l'EI ont proclamé dimanche un "califat" sur les territoires conquis entre la ville d'Alep, dans le nord de la Syrie voisine, et la province de Diyala dans l'Est irakien. Mardi, ils ont pris le contrôle total de la ville syrienne clé de Boukamal, à la frontière avec l'Irak, rapporte une ONG.

Leur chef, autoproclamé "calife", a appelé mardi ses partisans à venger les torts causés aux musulmans à travers le monde, selon un message sonore. Mais en Syrie, neuf mouvements islamistes ont annoncé leur rejet du califat.

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