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"Il ne fait aucun doute à nos yeux que le règne de la famille Assad touche à sa fin", a déclaré Rex Tillerson (droite).

KEYSTONE/EPA ANSA POOL/RICCARDO DALLE LUCHE / POOL

(sda-ats)

Les ministres des Affaires étrangères du G7 sont tous d'accord pour reconnaître qu'aucune solution n'est possible en Syrie tant qu'Assad sera au pouvoir. Ils ne se sont toutefois pas accordés sur des sanctions supplémentaires contre Damas, ou éventuellement Moscou.

L'ensemble des participants au G7 en Toscane et à la réunion élargie avec plusieurs pays arabes (Qatar, Jordanie, Emirats arabes unis, Arabie saoudite) et la Turquie ont insisté pour dire qu'"il n'y a pas d'avenir de la Syrie possible avec Bachar al-Assad", a déclaré le chef de la diplomatie française Jean-Marc Ayrault.

"Ce n'est pas une position d'agressivité à l'égard des Russes, plutôt une main tendue, dans la clarté", a-t-il insisté. Mais, a-t-il ajouté, "maintenant ça suffit (...) il faut sortir de l'hypocrisie et rentrer très clairement dans le processus politique".

Appel à Moscou

Washington espère que la Russie renoncera à son soutien au régime syrien, car des actes comme l'attaque chimique de la semaine dernière lui ôtent toute légitimité, a déclaré pour sa part le secrétaire d'Etat étasunien Rex Tillerson.

"Il ne fait aucun doute à nos yeux que le règne de la famille Assad touche à sa fin", a-t-il déclaré à la presse à Lucques, où se déroule la réunion du G7, avant de s'envoler pour Moscou, où il doit voir mercredi son homologue russe Sergueï Lavrov.

"Nous voulons amener la Russie à soutenir le processus politique en vue d'une résolution pacifique du conflit syrien", a indiqué de son côté le ministre allemand des Affaires étrangères Sigmar Gabriel, cité dans un communiqué. Il a ajouté que Rex Tillerson avait "tout notre soutien pour ses pourparlers à Moscou".

Pas de sanctions supplémentaires

Les ministres ne se sont pas accordés sur des sanctions supplémentaires contre des responsables syriens, ou éventuellement russes, a déclaré pour sa part le ministre italien des Affaires étrangères, Angelino Alfano. Il s'agissait d'une proposition de son homologue britannique, Boris Johnson.

Angelino Alfano avait expliqué lundi qu'il s'agissait de trouver les moyens de relancer le processus en vue d'une solution politique en Syrie et d'éloigner le spectre d'une escalade militaire.

Les alliés du président syrien, en particulier la Russie et l'Iran, ont en effet menacé de représailles après la frappe américaine contre une base aérienne syrienne dans la nuit du 6 au 7 avril en réponse à une attaque chimique présumée, imputée au régime syrien, qui avait fait 87 morts le 4 avril à Khan Cheikhoun, dans le nord-ouest de la Syrie.

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ATS