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Pas plus de 40 places d'atterrissage en montagne

Ce contenu a été publié le 14 mai 2014 - 15:58
(Keystone-ATS)

Le nombre maximal de places d'atterrissage pour les hélicoptères et les avions en montagne sera ramené de 42 à 40. Le Conseil fédéral a pris mercredi cette décision pour mettre fin à une vieille querelle. Deux places, qui restent à déterminer, devront disparaître. Et le Trift, au-dessus de Zermatt (VS), risque de ne pas avoir d'hélistation.

Des divergences "insurmontables" ont eu raison du réexamen des places d'atterrissage en montagne en cours depuis près de 14 ans. Pris en sandwich entre les revendications des entreprises de transport et touristiques en faveur d'un statu quo amélioré et les appels des milieux de protection de la nature à une réduction drastique, le Conseil fédéral a préféré interrompre l'exercice.

Le plan sectoriel de l'infrastructure aéronautique (PSIA) ne sera pas corrigé. Mais des mesures vont être prises. Le nombre de places d'atterrissage en montagne sera plafonné à 40. A la clé, la disparition, voire le remplacement d'une "poignée" d'entre elles.

Mont Rose et Trift

Si le couperet n'est pas encore tombé, le gouvernement a réglé un cas sujet à controverse. La place du Mont Rose, située sur le glacier en-dessous de la Pointe Dufour, pourra continuer d'être utilisée selon les modalités actuelles, aucune restriction temporelle ou d'utilisation n'étant prévue.

En revanche, la place d'atterrissage du Trift, régulièrement contestée, semble moins bien partie. Si elle a été inscrite dans la série de fiches concernant le sud-est du Valais, elle n'a fait l'objet d'aucune décision exécutoire, a rappelé l'Office fédéral de l'aviation civile. "Elle n'appartient dès lors pas au réseau actuel des places d'atterrissage en montagne dont le nombre sera plafonné."

Ecologistes effondrés

"Pour nous, cette décision est fatale, du fait qu'elle cimente le statu quo des années 90", estime sa directrice de l'organisation de protection des Alpes Mountain Wilderness, Katharina Conradin, qui n'entend toutefois pas laisser ce sujet "aux oubliettes pour les 20 prochaines années". A l'inverse, l'association suisse d'hélicoptères (SHA) ne cache pas son soulagement.

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