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La Cour d'appel a confirmé les seize ans de réclusion infligés en première instance (archives).

KEYSTONE/LAURENT GILLIERON

(sda-ats)

La Cour d'appel du Tribunal cantonal vaudois a confirmé mardi les seize ans pour assassinat infligés à l'auteure du parricide de Villeneuve (VD). En 2014, avec l'aide de son fils, cette femme de 52 ans avait tué son père octogénaire.

Le tribunal a rejeté le recours de la défense de même que celui du Ministère public. Sur tous les griefs des parties, il a appuyé les appréciations des premiers juges, qui avaient condamné en octobre la mère à seize ans et le fils à dix ans de réclusion pour assassinat. Le fils, âgé de 23 ans, n'avait pas fait recours.

Pour les défenseurs de la mère, la peine de seize ans de réclusion est "bien trop lourde" et "disproportionnée" par rapport aux dix ans infligés au fils, coauteur du crime. Me Stefan Disch et Valérie Pache Havel ont plaidé le meurtre, demandant de ne pas s'en tenir à une lecture "superficielle" et "commode" du dossier, faisant de leur cliente une femme qui tue par crainte d'être dépossédée d'un gros héritage.

Les deux avocats ont rappelé le lourd contexte familial fait de jeux de pouvoir, de dépendance financière ainsi que, selon eux, d'abus sexuels du père sur sa fille adolescente. "Il n'y a pas de meurtre d'un père sans des circonstances extraordinaires", a déclaré Me Disch.

Pas d'abus sexuels avérés

Pour la Cour cantonale, qui s'est basée sur l'analyse fouillée des juges veveysans de première instance, des maltraitances psychologiques sont probables et un climat incestuel existait au sein de la famille, mais sans passage à l'acte. Il convient d'écarter "l'éventualité de graves abus sexuels".

Pour le tribunal, la prévenue s'est bien rendue coupable d'un assassinat, et non d'un meurtre. L'acte dans son ensemble est empreint d'un "égoïsme absolu", a dit le président Marc Pellet. L'accusée a laissé son amertume se développer en haine. Elle a entraîné son fils dans une "mise à mort particulièrement cruelle".

Acharnement

De nuit, tous vêtus de noir, le duo s'était discrètement rendu au domicile de l'aïeul. Mère et fils avaient poussé le vieil homme dans les escaliers, puis l'avaient roué de coups avec une canne et un parapluie, avant de l'étrangler avec une écharpe. Celle-là même que le petit-fils avait offerte à son grand-père pour Noël.

La Cour cantonale a également écarté la requête du Ministère public, qui réclamait une aggravation de la peine jugée "arbitrairement clémente". Comme en première instance, le procureur Hervé Nicod a demandé la réclusion à vie. En vain. La peine infligée en première instance est "adéquate" et "doit être confirmée", a conclu la Cour.

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ATS