Contenu externe

Le contenu suivant a été fourni par des partenaires externes. Nous ne pouvons ainsi pas garantir son accessibilité à tous les utilisateurs.

L'avenir de Petroplus s'assombrit. Le groupe zougois va fermer temporairement dès janvier la raffinerie de Cressier (NE), de même que celles d'Anvers (Belgique) et de Petit-Couronne (France). Le redémarrage des opérations est incertain. La fermeture du site neuchâtelois n'interviendra pas avant mi-janvier.

La reprise des opérations dépendra des négociations avec les banques et des conditions économiques, a indiqué vendredi Petroplus dans un communiqué. La firme, en lutte pour sa survie, va poursuivre les entretiens avec son consortium bancaire, après des discussions "constructives" jeudi à Zurich.

Les négociations visent à débloquer des liquidités pour Petroplus, suite à l'annonce mardi du gel par un consortium de 13 banques internationales - dont UBS et Credit Suisse - d'un crédit de 1 milliard de dollars.

Marché sinistré

Le spectre de la faillite plane désormais sur le groupe si aucune solution durable n'est trouvée avec les banques. Englué dans les chiffres rouges, Petroplus opère sur un marché sinistré en raison des importantes surcapacités existant en Europe.

La fermeture du site de Cressier n'interviendra toutefois qu'à partir de la mi-janvier, a précisé par téléphone à l'ats le conseiller d'Etat neuchâtelois Thierry Grosjean. Il s'est dit "soulagé" que la mesure ne soit pas immédiate, contrairement au cas de la raffinerie française de Petit Couronne.

Discussions

"Cela nous laisse la semaine prochaine pour mener des discussions avec les différents partenaires", a-t-il ajouté. Le ministre de l'économie a insisté sur les bonnes relations entretenues avec la direction de la raffinerie de Cressier, très ouverte au dialogue. Selon lui, les choses "vont dans la bonne direction", aucun des partenaires n'ayant intérêt à une fermeture définitive.

L'usine neuchâteloise emploie quelque 260 personnes. Face aux problèmes de trésorerie de Petroplus, Unia a demandé au gouvernement neuchâtelois de faire pression sur UBS et Credit Suisse, afin de débloquer la situation. Il en va de l'avenir du site, a souligné la section locale du syndicat dans un communiqué.

ATS