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Le président du conseil d'administration de Denner Philippe Gaydoul se montre critique envers le secteur du commerce de détail en Suisse. Selon lui, la branche est partiellement responsable du phénomène du tourisme d'achat frontalier.

"On aurait pu réduire avant les différences de prix avec l'Allemagne", souligne-t-il dans "Sonntag". "La branche a attendu beaucoup trop longtemps. Il faut faire attention à ne pas pleurnicher en raison de l'euro. De nombreux problèmes sont internes", avance-t-il.

Philippe Gaydoul refuse de restreindre le tourisme d'achat, comme le proposent certains politiciens: "Je suis opposé à toute forme de protectionnisme". Selon lui, c'est rarement une bonne chose lorsque l'Etat veut résoudre les problèmes du secteur privé.

Moral en berne

"La branche peut vivre même avec un taux de 1,20 franc pour un euro", estime-t-il. Il ne faut pas oublier, que certaines entreprises du secteur ont encore des structures de coûts considérables, ajoute Philippe Gaydoul, qui a vendu son entreprise à Migros il y a cinq ans.

Il est toutefois sceptique pour l'année 2012. Philippe Gaydoul prévoit une détérioration du climat de consommation. A ses yeux, une croissance nulle serait déjà bien pour la branche.

Le président du discounter table en revanche sur une poursuite de la croissance pour Denner en 2012, relevant que l'exercice 2011 a été bon pour le détaillant à prix cassés. Denner a fait nettement mieux que l'ensemble du marché, note-t-il.

ATS