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Plaidoyer de Christian Levrat pour le service public

Christian Levrat a défendu une "vision large du service public" lors de l'assemblée des délégués du PS samedi à Altdorf.

KEYSTONE/URS FLUEELER

(sda-ats)

Le président du PS Christian Levrat a défendu samedi "une vision large" du service public. "Il est temps de rappeler à la direction de nos entreprises publiques que leur objectif n'est pas la maximisation de leur profit".

L'objectif du service public doit être "la satisfaction des usagers, l'adhésion de la population, éventuellement la réduction des subventions requises", "pas les profits", "pas les bonus", a déclaré le président du PS devant l'assemblée des délégués de son parti réunis à Altdorf.

"L'affaire Car postal" montre pourquoi il est essentiel de défendre l'idée du service public. Cette crise "doit sonner comme le retour du politique" dans la gestion des entreprises publiques. Le conseiller aux Etats fribourgeois a demandé une limitation des salaires et des bonus des patrons des ex-régies: "un million pour le patron des CFF, un million pour la patronne de La Poste, c'est trop".

Victimes de la libéralisation

Les ex-régies "sont victimes de la logique de libéralisation, de privatisation, de rendements à tout prix". Certains tentent à droite d'utiliser cette affaire pour "administrer à ces entreprises publiques une dose supplémentaire de libéralisme économique". "Le PLR semble vouloir démanteler La Poste et les CFF", estime Christian Levrat.

La campagne sur l'initiative "No Billag" a permis de "démasquer nos adversaires". "Ils préfèrent les fake news circulant sur Facebook à une information vérifiée et indépendante" et "ils veulent Teleblocher plutôt que le téléjournal", a lancé le président du PS. Il faut dire "non aux médias à la sauce UDC, non à l'égoïsme, non aux manipulations de l'information".

Soumettre l'accord au peuple

Le PS est favorable à un accord institutionnel avec l'Union européenne. "Nous avons en 2018 une fenêtre d'opportunité sérieuse pour négocier les détails de cet accord", estime le conseiller aux Etats fribourgeois. Il ne faut pas abandonner le champ politique à l'UDC "et à ses fantasmes". "Il est temps de conclure ces accords et de les soumettre au peuple".

Le maintien des mesures d'accompagnement dans leur intégralité n'est pas négociable, selon Christian Levrat. Il n'est pas question que la protection des salariés suisses ou l'obligation d'annonce des travailleurs détachés soit remise en cause.

L'attaque de l'UDC contre les mesures d'accompagnement vise à affaiblir les droits des salariés étrangers et suisses. "Ce n'est plus un programme politique, c'est le business plan d'EMS Chemie" qui dicte la ligne politique de l'UDC, "c'est inacceptable", a lancé Christian Levrat.

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