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Plus de 7200 victimes de mines antipersonnel en 2017 dans le monde

Plus de 2300 personnes ont été victimes de mines en Afghanistan en 2017 (archives).

KEYSTONE/EPA/MUHAMMAD SADIQ

(sda-ats)

Au moins 7239 personnes ont été tuées ou blessées par des mines antipersonnel en 2017, a annoncé mardi l'ONG Handicap International. Pour la troisième année de suite, le nombre de victimes a été particulièrement élevé.

Ce bilan dramatique est dû en particulier à un nombre élevé de victimes dans les pays en conflit ou en proie à des violences endémiques : la majorité des nouvelles victimes des mines ont été enregistrées en Afghanistan (2300 victimes) et en Syrie (1906), souligne l'Observatoire des mines dans son rapport 2018. Celui-ci a été dévoilé par Handicap International, ONG co-fondatrice de l'Observatoire.

Des victimes ont été dénombrées dans 53 Etats et territoires dans le monde. Les mines artisanales ont tué ou blessé 2716 personnes, ce qui représente le bilan le plus lourd depuis le premier rapport de l’Observatoire en 2000. Les victimes de mines artisanales ont été recensées dans 18 pays, principalement en Afghanistan (1093 victimes) et en Syrie (887 victimes).

Parmi les Etats, seules les forces gouvernementales birmanes ont utilisé d'octobre 2017 à octobre dernier de nouvelles mines. En revanche, des groupes armés non étatiques ont eu recours à cet armement dans au moins huit pays.

Près de 2500 enfants victimes de mines

Les civils sont les plus touchés. Ils représentent 87% des victimes en 2017, dont 47% d’enfants: 2452 enfants ont été victimes de mines et restes explosifs. Le nombre réel de nouvelles victimes est probablement beaucoup plus élevé, compte tenu des difficultés à recueillir les informations dans les zones de conflit actuelles ou récentes, souligne Handicap International.

Le rapport montre que le nombre de nouvelles victimes de mines - industrielles ou de fabrication artisanale – et restes explosifs de guerre reste exceptionnellement élevé pour la troisième année de suite. En 2016, 9437 victimes avaient été recensées et 6967 en 2015. Elles étaient 3993 en 2014, année qui marquait un retour à la hausse du nombre de victimes après 15 ans de baisse quasi régulière.

Ces chiffres sont élevés, mais restent bien en deçà de ceux enregistrés avant l'entrée en vigueur du Traité d'Ottawa (1999), qui interdit les mines antipersonnel et dont 162 Etats sont parties. Le nombre de victimes atteignait alors les 25'000 personnes par an.

Urgence de soutenir les victimes

La conférence des Etats parties au Traité d’Ottawa se tient du 26 au 30 novembre à Genève. Handicap International (HI) appelle les Etats à soutenir l’assistance aux victimes. Les besoins ont augmenté de façon vertigineuse ces trois dernières années.

"Il est d’une urgente nécessité de soutenir l’assistance aux victimes sans laquelle elles ne peuvent pas se reconstruire et participer à la reconstruction de leur communauté", rappelle Petra Schroeter, directrice de Handicap International Suisse. L’assistance aux victimes ne représente que 2% de l’enveloppe totale du financement international de l’action contre les mines, soit 15,8 millions de dollars (15,7 millions de francs) sur 667,2 millions de dollars.

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