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De l'avis de Hansruedi Köng, la pression est forte. Sans la levée de l'interdiction de proposer des crédits, Postfinance va au devant d'une perte de valeur massive, affirme son patron (archives).

KEYSTONE/GAETAN BALLY

(sda-ats)

Si Postfinance devait à l'avenir pouvoir proposer des prêts, le bras financier de la Poste n'entend pas lancer une guerre de prix sur le marché des crédits hypothécaires. Le prix ne constitue qu'un des éléments de différenciation de l'offre.

Postfinance veut aussi s'affirmer par ses prestations, explique son directeur général Hansruedi Köng dans une interview publiée jeudi dans le Tages Anzeiger. Immense, le marché hypothécaire se monte à près de 1000 milliards de francs.

L'objectif ne constitue pas à dominer le secteur des prêts immobiliers, Postfinance visant un investissement annuel de "quelques milliards". "Nous ne voulons pas assommer le marché", poursuit le directeur général de la banque postale.

Plus concrètement, l'institut financier du géant jaune vise une part de marché à un chiffre en pourcent. Postfinance, qui entend certainement aussi appliquer une politique d'octroi "prudente" pour les nouvelles affaires, ne veut pas entraîner une surchauffe du marché immobilier, ni mettre en péril la stabilité financière.

Affaires existantes visées

Le bras financier de La Poste vise plus particulièrement les affaires existantes, jugées plus importantes. Pour les hypothèques d'une durée de cinq à sept ans, le volume annuel des crédits à renouveler se monte à environ 150 milliards de francs, note M. Köng.

Pour mémoire, le Conseil fédéral a fait part mercredi de son intention de privatiser en partie Postfinance et d'autoriser la filiale de La Poste de proposer des crédits à la consommation et des hypothèques. Le gouvernement a chargé les départements concernés de préparer une révision de la loi.

La décision du Conseil fédéral s'inscrit dans un contexte de bas niveau historique des taux d'intérêt, lequel pèse sur les revenus que Postfinance dégage dans les affaires porteuses de taux.

Evoquant la décision à venir du Parlement, M. Köng affiche sa confiance: "si je ne suis pas un voyant, je suis cependant convaincu que le Conseil national et le Conseil des Etats se rendront finalement compte que ce pas va dans l'intérêt de la Suisse et des citoyens".

Entrée en Bourse

De l'avis de M. Köng, la pression est forte. Sans la levée de l'interdiction de proposer des crédits, Postfinance va au devant d'une perte de valeur massive, affirme son patron.

Dans le cadre de la privatisation partielle qu'envisage le Conseil fédéral, une entrée en Bourse et la constitution d'un actionnariat diversifié d'investisseurs suisses représente pour M. Köng le "scénario évident". Les changements proposés par le gouvernement ne remettent pas en question les quelque 500 suppressions d'emplois que prévoit Postfinance. Mais en parallèle, de nouveaux postes seront créés.

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ATS