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Au moins huit personnes ont été tuées et des dizaines blessées mercredi en Afghanistan dans des manifestations contre la profanation d'exemplaires du Coran sur la base américaine de Bagram. Washington s'est confondu en excuses, tout en plaidant l'"erreur".

Aux cris de "Mort à l'Amérique", "Mort à Obama" et "Mort (au président afghan Hamid) Karzaï", de violentes émeutes ont éclaté à Kaboul, à Jalalabad (est), et dans la province de Parwan, au nord de la capitale, où se trouve la base de Bagram.

Six manifestants ont été tués dans cette province, un à Kaboul et un autre à Jalalabad, ont indiqué les autorités de Parwan et le ministère de la santé. Une trentaine de personnes ont aussi été blessées, selon les autorités locales et médicales.

M. Karzaï a appelé ses concitoyens au calme et à la fin des violences. "Les forces de sécurité afghanes ne devraient pas avoir recours à la violence lors des manifestations, mais au contraire protéger la vie et les biens des civils", a-t-il déclaré, se disant profondément attristé par la mort de civils.

Jets de pierres

A Kaboul, une foule en colère a bombardé de pierres la base américaine de Camp Phoenix, incendié des voitures et attaqué des boutiques adjacentes, a témoigné un photographe de l'AFP sur place. La police afghane anti-émeute a vite été débordée et les soldats de Camp Phoenix ont tiré en l'air pour tenter de disperser les émeutiers.

Citant des rapports de la police, un haut responsable afghan de la sécurité a déclaré à Reuters que des employés occidentaux travaillant dans la sécurité sur un camp militaire américain de Kaboul avaient ouvert le feu sur les manifestants, en blessant plusieurs.

L'ambassade des Etats-Unis a annoncé sur Twitter qu'elle avait fermé ses portes et interdit à son personnel d'entrer ou d'en sortir, ou de circuler en ville.

ATS