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Le gouvernement australien veut modifier la loi pour empêcher les défenseurs de l'environnement de "saboter" en justice les projets de développement économique. C'est ce qu'a déclaré le premier ministre après le coup d'arrêt porté à un vaste programme minier.

Les amendements proposés à la loi sur la protection de l'environnement, la biodiversité et la conservation, doivent encore passer la rampe du parlement. La Cour fédérale a révoqué début août le feu vert accordé par les autorités au à un projet minier de 16,5 milliards de dollars australiens (près de 12 milliards de francs).

La Cour avait été saisie par les défenseurs de l'environnement qui jugent que la mine, qui pourrait devenir la plus grande du monde, menace la Grande barrière de corail, classée au patrimoine de l'Humanité.

Tony Abbott a expliqué que tout projet devait répondre à de stricts critères environnementaux. Mais une fois accordé le blanc-seing du gouvernement, ils doivent pouvoir aller de l'avant afin de créer de la croissance et des emplois, a-t-il dit. "Ils ne devraient pas être soumis à un sabotage légal sans fin au motif que la loi permet aux Verts d'avoir un accès inhabituellement large aux tribunaux".

"Piètre bilan environnemental"

Les associations de défense de l'environnement ont accusé le gouvernement de vouloir vider la loi de son sens. Celle-ci "existe depuis 16 ans sans qu'elle ait mis l'économie à genoux", a dit Glen Klatovsky, au nom d'une coalition d'associations dont Greenpeace, la Wilderness Society et WWF-Australie.

Elle permet aux citoyens de remettre en cause des décisions fédérales et représente de ce fait un garde-fou, a-t-il ajouté. Les amendements visent à restreindre les possibilités de recours aux personnes directement affectées par ce type de projets, empêchant les associations de saisir la justice.

Une petite association est à l'origine du recours en cause. Elle invoquait les émissions de gaz à effet de serre, l'impact sur des espèces vulnérables et le "piètre bilan environnemental" d'Adani. Les écologistes le jugent également dangereux pour la Grande barrière de corail car le charbon extrait de la mine doit transiter par un port tout proche. Plusieurs banques internationales se sont retirées ou ont renoncé à investir dans la mine géante.

Le gouvernement australien doit à présent revoir sa copie avant d'accorder un nouveau feu vert. L'Australie est un grand exportateur de charbon.

ATS