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Les discussions entre l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) et l'Iran, soupçonné de vouloir se doter de l'arme nucléaire, reprennent lundi à Vienne. Les organisateurs espèrent enfin progresser avant une rencontre-clé avec les grandes puissances à Bagdad le 23 mai.

La réunion de deux jours, qui se tiendra à la représentation de l'Iran auprès des Nations-Unies, sera un test des intentions iraniennes, jugent diplomates occidentaux et experts.

"Un geste clair sur le site militaire de Parchin, par exemple, créerait une atmosphère positive pour Bagdad", indique Bruno Tertrais, maître de recherches à la Fondation pour la recherche stratégique.

L'AIEA soupçonne le pays d'avoir procédé sur ce site, situé à l'est de Téhéran, à des tests d'explosion conventionnelle pouvant être applicables au nucléaire, ce que l'Iran dément.

Une équipe d'inspecteurs de l'agence onusienne avait affirmé s'être vu refuser l'accès à cette base en janvier et février, ce qui avait conduit au gel des discussions.

Plus globalement, l'agence onusienne veut trouver un accord avec l'Iran sur ce qu'elle appelle "une approche structurée" visant à résoudre tous les points en suspens concernant une possible dimension militaire du programme nucléaire iranien.

Soupçons

Ces questions ont été soulevées dans un rapport très critique de l'agence en novembre, estimant que l'Iran avait travaillé à la mise au point de l'arme atomique jusqu'en 2003, et peut-être ensuite. Un point que Téhéran avait de nouveau formellement démenti.

Après une reprise de contact jugée positive en avril à Istanbul, le Groupe 5+1 (Etats-Unis, Chine, Russie, France, Grande-Bretagne et Allemagne) et l'Iran devraient entrer le 23 mai à Bagdad dans le vif du sujet.

Enrichi jusqu'à 90%, l'uranium entre dans la composition de l'arme atomique. L'Iran fait l'objet de six résolutions des Nations-Unies pour son programme nucléaire, dont quatre assorties de sanctions.

ATS