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Roger Federer s'est entraîné dès vendredi avec un gaucher... Comme si cette finale de dimanche à Melbourne face à Rafael Nadal était inscrite dans les astres.

"L'idée est venue de Severin Lüthi et d'Ivan Ljubicic, explique Roger Federer lors d'un point presse tenu samedi en début d'après-midi devant les journalistes suisses. Ils voulaient taper des balles le vendredi déjà avec un gaucher si jamais Nadal gagnait sa demi-finale en soirée. Dans le cas contraire, se retourner vers un droitier n'aurait pas été un problème."

Roger Federer a suivi vendredi soir l'intégralité de cette demi-finale Nadal - Dimitrov. "A la fin du match, on peut dire que la préparation pour la finale a alors vraiment débuté. Mais nous avons regardé du tennis pendant cinq heures. On a vu ce qui marchait et ne marchait pas pour Nadal, et la même chose pour Dimitrov."

Roger Federer a été impressionné par la qualité du revers de Grigor Dimitrov. "Je ne pensais que son revers soit si fort, dit-il. Il a peut-être profité du fait que la surface ne marque plus autant les effets que par le passé. Mais à la fin, tu ne bats pas Nadal avec le revers à moins que tu t'appelles Murray, Djokovic, Wawrinka ou Nishikori. Face à lui, ce sont le service et le coup droit qui doivent te porter vers la victoire. Cette demi-finale fut vraiment le match de la quinzaine. Plusieurs points très importants auraient pu faire pencher la balance de l'autre côté. Non seulement sur la fin de match, mais aussi au début."

"Je ne nourris aucun complexe devant Rafael Nadal, assure Roger Federer. Je l'ai battu souvent dans des grands matches. Mais je sais ce dont il est capable. Beaucoup plus que bien d'autres. C'est pourquoi j'attends toujours énormément de sa part. Ici, j'ai le sentiment qu'il a accepté très vite que les balles et les conditions de jeu étaient plus rapides cette année. D'où son choix de jouer un tennis plus offensif. Le voir en finale ne me surprend pas vraiment. Je ne savais ce que les gens espéraient à mon égard. Je ne m'attendais pas à jouer cette finale. On pensait plutôt voir un Djokovic ou un Murray la disputer."

"Je veux conserver cet état d'esprit qui est le mien ici à Melbourne. C'est-à-dire celui d'un joueur qui n'a rien à perdre. Cela m'a aidé lors des mes six premiers matches. Tout en sachant que la finale m'opposera au joueur que je connais le mieux avec Stan. Mais lui aussi me connaît par coeur."

Pour conclure, Roger Federer s'est voulu rassurant au sujet de ses adducteurs. "Tout va bien de ce côté, lance-t-il. Cela siffle un peu, mais c'est normal."

ATS

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