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Saint-Gobain, dont on voit ici le logo, et la famille Burkard-Winkler ont étendu la validité de leur accord au 31 décembre 2017. A cette date, le géant français des matériaux de construction pourra prolonger une nouvelle fois le contrat jusqu'au 31 décembre 2018.

KEYSTONE/AP/MICHEL EULER

(sda-ats)

La longue bataille pour le contrôle de Sika se poursuit. Le géant français des matériaux de construction Saint-Gobain et la famille Burkard-Winkler ont prolongé l'accord sur la vente des actions du fabricant zougois de spécialités chimiques.

Saint-Gobain et la famille Burkard ont étendu la validité de leur accord au 31 décembre 2017, indique jeudi Saint-Gobain. A cette date, les parties pourront une nouvelle fois prolonger le contrat jusqu'au 31 décembre 2018. Ce dernier arrivait à échéance au 30 juin prochain.

Pour mémoire, en décembre 2014, Saint-Gobain a conclu avec la famille des héritiers du fondateur de Sika un contrat leur offrant 2,75 milliards de francs pour racheter leurs parts dans l'entreprise sise à Baar. Détenues via la holding familiale Schenker-Winkler (SWH), celles-ci se montent à 16,4% du capital, mais elles représentent 52,6% des droits de vote.

Mais la direction et les administrateurs de Sika rejettent catégoriquement ce projet de rachat qu'ils jugent hostile. Ceux-ci dénoncent notamment l'absence de logique industrielle de l'opération.

Recours de SWH rejeté

Dans le cadre du conflit qui dure depuis plus de deux ans, les deux camps se font face non seulement devant les actionnaires, mais aussi devant la justice. En octobre dernier, le tribunal cantonal de Zoug a rejeté le recours des actionnaires familiaux contre une restriction de leurs droits de vote lors des assemblées générales.

La famille a décidé de faire appel de ce jugement. Saint-Gobain a quant à lui réaffirmé fin février son projet de prise de pouvoir sur son concurrent zougois.

Alors que les actionnaires de Sika se retrouveront le 11 avril prochain en assemblée générale ordinaire, SWH a fait part de sa volonté de s'opposer au versement d'un dividende de 102 francs par action au titre de l'exercice 2016. Celle-ci propose de verser un montant de 96 francs.

La proposition de SWH représente un dividende accru de 23% au regard de la somme versée au titre de l'exercice 2015. L'augmentation correspond à la progression du bénéfice de l'entreprise de 21,8% intervenue l'an passé.

Candidature écartée

La holding zougoise a proposé il y a un peu plus de quinze jours la candidature de Jacques Bischoff pour la représenter au sein de l'organe de surveillance. M. Bischoff siège déjà au conseil d'administration de SWH.

Actif dans l'économie privée, il a enseigné pendant plus de vingt ans dans différentes universités et hautes écoles en Suisse. Il a également oeuvré en tant que juriste chez Telekurs et administrateur de Mastercard Europe.

Déjà candidat l'an dernier, M. Bischoff n'avait pas réuni suffisamment de voix pour faire son entrée au sein de l'organe de surveillance. Sika avait indiqué le 15 mars dernier vouloir évaluer la requête de SWH et se prononcer en temps voulu.

Sur les neuf administrateurs que compte Sika, seul Urs Burkard représente les intérêts de SWH. Pour mémoire, tous les membres sortants de l'organe de surveillance brigueront un nouveau mandat. Le scénario des deux années précédentes devrait ainsi se répéter.

Droits de vote plafonnés

Dès 2015, le conseil d'administration avait adopté en assemblée générale la limitation à 5% des droits de vote de SWH. Une décision réitérée en 2016. Tant que leurs droits de vote sont limités, les héritiers ne sont pas en mesure d'imposer leurs propositions et acter la vente des parts de SWH à Saint-Gobain.

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ATS