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Les dirigeants du G20 ont cherché lundi à Los Cabos, au Mexique, à ramener un peu de confiance dans l'économie mondiale. Les Etats membres promettent plus d'argent au Fonds monétaire international (FMI) et s'engagent à tout mettre en oeuvre pour retrouver croissance et stabilité, y compris en Europe.

Le FMI a obtenu de ses contributeurs 456 milliards de dollars (435,6 milliards de francs) de ressources supplémentaires, pour lutter contre les effets de la crise de la zone euro sur l'économie mondiale. Les liquidités promises font que le FMI "double presque [sa] capacité de prêts", s'est félicitée sa directrice Christine Lagarde.

Un optimisme que ne semblent pas partager les places financières. D'abord soulagées par une victoire électorale de la droite en Grèce qui devrait permettre de former un gouvernement de coalition favorable à l'euro, les marchés ont renoué lundi avec le pessimisme, prenant l'Espagne pour cible.

Le projet de déclaration finale du sommet du G20 se voulait toutefois rassurant: face à ce "regain de tension sur les marchés", les dirigeants des pays de la zone euro, membres du G20, se disent prêts à prendre "toutes les mesures nécessaires pour maintenir l'intégrité et la stabilité" de leur zone.

La zone euro, principal contributeur

Au total, ce sont 23 Etats membres et la zone euro, soit une quarantaine de pays au total, - pesant près de 90% du PIB mondial - qui vont mettre la main au portefeuille pour renforcer les moyens de l'institution de Washington.

"Ces ressources seront mises à disposition de l'ensemble des membres du FMI, et non réservées à une région particulière", a promis le G20. "Cet effort montre l'engagement de la communauté internationale et du G20 pour prendre les mesures nécessaires afin de sauvegarder la stabilité financière mondiale", a-t-il ajouté.

La Chine apportera par exemple 43 milliards de dollars. D'autres, restés en retrait au départ, se sont joints à l'effort, comme l'hôte mexicain. L'essentiel de la somme provient en revanche toujours de la zone euro, y compris d'Espagne et de Chypre. Cette dernière avait promis 150 milliards d'euros en décembre.

ATS