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Environ dix mille personnes se sont réunies dans le centre de Moscou pour déposer des fleurs en hommage aux victimes.

KEYSTONE/AP/ALEXANDER ZEMLIANICHENKO

(sda-ats)

Huit personnes ont été arrêtées jeudi à Moscou et Saint-Pétersbourg. Et des milliers de Russes ont rendu hommage aux victimes de l'attentat qui a fait lundi 13 morts dans l'ancienne capitale impériale.

Six personnes ont été arrêtées à Saint-Pétersbourg et deux à Moscou "pour leur implication dans l'attentat" du métro de Saint-Pétersbourg, a annoncé le Comité d'enquête russe dans un communiqué.

Ces arrestations, les premières depuis lundi, ont permis la saisie à leurs domiciles d'un "engin explosif identique à celui découvert à la station Plochtchad Vosstaniïa du métro de Saint-Pétersbourg" qui avait été désamorcé à temps lundi, ainsi que des armes à feu et des munitions, selon la même source.

Noms d'Asie centrale

Les huit personnes nommées dans le communiqué portent des prénoms et noms venant d'Asie centrale. L'auteur présumé de l'attentat-suicide était né au Kirghizstan.

Jeudi matin, le FSB avait déclaré avoir trouvé un "engin explosif artisanal" dans un immeuble de l'est de Saint-Pétersbourg, sans donner plus de détails, et mené des perquisitions au domicile de "ressortissants de pays d'Asie centrale qui étaient en contact avec" l'auteur présumé.

Âgé de 22 ans et né dans la région d'Och, au sud du Kirghizstan, une zone connue pour avoir fourni d'importants contingents au groupe Etat islamique (EI) en Syrie et en Irak, ce dernier, mort dans l'attentat, vivait depuis 2011 en Russie.

Motivations inconnues

Ses motivations demeurent inconnues. Mais le Comité d'enquête a indiqué mercredi examiner ses éventuels liens avec l'EI, qui n'a pas revendiqué cette attaque.

L'EI a pourtant revendiqué jeudi le meurtre de deux policiers dans le sud de la Russie, mardi, pour lequel quatre suspects ont été tués par les forces de l'ordre dans la nuit de mercredi à jeudi.

Hommages

Environ dix mille personnes se sont par ailleurs réunies dans le centre de Moscou pour déposer des fleurs en hommage aux victimes, selon une journaliste de l'AFP sur place.

A Saint-Pétersbourg, plusieurs milliers de personnes se sont aussi rassemblées devant la station de métro où la rame visée par l'attentat s'était arrêtée après l'explosion de la bombe, a constaté une autre journaliste de l'AFP.

Le premier enterrement d'une des victimes de l'attentat, Irina Mediantseva, 50 ans, créatrice de poupées artisanales et mère de deux enfants, a eu lieu dans le village de Sverdlov, près de Saint-Pétersbourg. Sa fille de 30 ans, qui se trouvait avec elle pendant l'explosion, a été blessée.

Un "défi lancé à tous les Russes"

L'attentat de lundi est un "défi lancé à tous les Russes, y compris au président" Vladimir Poutine, a estimé le Kremlin alors que les autorités russes ont multiplié et renforcé les mesures de sécurité dans le métro.

La Russie, qui mène en Syrie une opération militaire en appui au régime de Damas, n'avait pas été aussi durement touchée par un attentat depuis l'explosion en vol au-dessus du Sinaï d'un avion reliant l'Egypte à Saint-Pétersbourg, qui avait fait 224 morts le 31 octobre 2015.

Depuis cet attentat revendiqué par l'EI, des attaques ont frappé les instables républiques russes du Caucase et les services de sécurité russes avaient annoncé à plusieurs reprises avoir démantelé des cellules djihadistes s'apprêtant à frapper Moscou et Saint-Pétersbourg.

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ATS