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Succession Schneider-Ammann: Karin Keller-Sutter (PLR/SG) candidate

Face aux médias réunis mardi après-midi à Wil (SG), Karin Keller-Sutter a déclaré ressentir un large soutien autour de sa candidature.

KEYSTONE/GIAN EHRENZELLER

(sda-ats)

Karin Keller-Sutter (PLR/SG) se lance dans la course au Conseil fédéral. La présidente du Conseil des Etats l'a annoncé mardi dans son fief de Wil (SG). La St-Galloise entend succéder à Johann Schneider-Ammann, huit ans après une défaite cinglante face au Bernois.

Après avoir consulté ses proches et ses compagnons de route politiques la semaine dernière, la sénatrice a décidé, "après mûre réflexion", de se mettre "à la disposition de mon parti pour une candidature à l'élection au Conseil fédéral", a-t-elle déclaré aux médias. "Ce serait pour moi un grand honneur et un réel plaisir de pouvoir m'engager pour mon pays à ce poste plein de responsabilités."

Karin Keller-Sutter siège à la Chambre des cantons depuis sept ans. Elle est considérée comme la favorite de cette élection. Les pressions sont fortes pour que son parti mise sur un ticket unique portant son nom.

Depuis le départ de l'Appenzellois Hans-Rudolf Merz, la Suisse orientale exige en outre d'être à nouveau représentée au Conseil fédéral. La St-Galloise admet toutefois que ce critère ne suffit pas.

"La tête et les épaules libres"

"Agée de 54 ans, je me trouve dans une période de ma vie où j'aurais les épaules et la tête libres pour me consacrer pleinement à ce mandat", a-t-elle souligné. "Je ressens une responsabilité de pouvoir donner quelque chose en retour et sans réserve à notre pays pour les prochaines années."

Ministre st-galloise de la sécurité de 2000 à 2012, elle avait déjà fait acte de candidature au Conseil fédéral en 2010, pour succéder à l'Appenzellois Hans-Rudolf Merz. Sa défaite face à Johann Schneider-Ammann constituait alors une surprise. La gauche avait préféré soutenir l'entrepreneur face à la "dame de fer" en matière d'immigration.

Large soutien politique

La déconvenue a laissé des traces: "il n'y a pas si longtemps, je ne me serais pas imaginée relever ce nouveau défi", a admis Karine Keller-Sutter face aux médias. La "construction de ponts" et la recherche de compromis en sept ans de présence au Conseil des Etats ainsi que ses mandats associatifs auprès de Swiss Retail et de l'Union patronale suisse ont toutefois changé la donne.

La sénatrice ne se serait cependant pas lancée si elle n'avait pas ressenti un large soutien "ces derniers mois et ces derniers jours" de son parti et de nombreux collègues parlementaires, tous partis confondus. "Ce sentiment d'être portée m'a donné la force et le courage nécessaires pour me lancer à nouveau dans cette aventure", a-t-elle confié. "Je vais tout donner pour être élue. Advienne que pourra."

Résilience politique et personnelle

Aujourd'hui, la gauche ne considère plus Karin Keller-Sutter comme une alliée de l'UDC. La libérale-radicale forme un binôme pragmatique et harmonieux au Conseil des Etats avec son compatriote st-gallois Paul Rechsteiner (PS), président de l'USS. Elle convainc en s'attaquant à des dossiers comme la santé ou l'UE.

Face aux journalistes, la sénatrice n'a pas seulement évoqué sa résilience politique. Devenant plus personnelle, elle a aussi parlé des fausses couches qui l'ont empêchée de devenir mère. "J'ai dû composer avec des périodes difficiles et des défaites, mais il y a toujours une porte qui s'ouvre quelque part, à condition de bien vouloir la voir. C'est l'attitude que je souhaite adopter ces prochaines semaines."

Parfaitement bilingue, Karin Keller-Sutter a suivi une partie de sa scolarité à Neuchâtel. Interprète et traductrice diplômée, puis enseignante dans une école professionnelle avant de devenir une professionnelle de la politique, elle dispose aussi d'un bagage universitaire en sciences politiques et en pédagogie.

Choix du PLR le 16 novembre

Le PLR st-gallois doit confirmer sa nomination le 20 octobre prochain, à l'adresse du groupe parlementaire libéral-radical. Ce dernier désignera sa candidate ou ses candidat(e)s officiel(le)s le 16 novembre. L'élection devrait avoir lieu le 5 décembre.

Au sein du PLR, deux autres candidats potentiels ont déjà renoncé à se lancer dans la course au gouvernement. Le conseiller aux Etats appenzellois des Rhodes-Extérieures Andrea Caroni a jeté l'éponge la semaine dernière. Il soutient Karin Keller-Sutter. Autre personnalité pressentie, la ministre zurichoise de l'économie Carmen Walker Späh a exclu toute candidature.

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