Contenu externe

Le contenu suivant a été fourni par des partenaires externes. Nous ne pouvons ainsi pas garantir son accessibilité à tous les utilisateurs.

Le président de la commission d'enquête sur la Syrie Paulo Pinheiro a dressé lundi à Genève un tableau dramatique de la situation des droits de l'homme en Syrie. Devant le Conseil, il a affirmé que le nombre, le rythme et l'intensité des violations ont augmenté ces dernières semaines.

"La fréquence avec laquelle ces énormes violations sont commises dépasse les capacités de la commission de les enquêter", a déclaré le président de la commission en présentant devant le Conseil des droits de l'homme son rapport, mis à jour sur la base d'entretiens supplémentaires de victimes. "Les civils, dont beaucoup d'enfants, sont les premières victimes de la spirale de la violence", a-t-il déploré.

Paulo Pinheiro a mentionné des assassinats, exécutions sommaires, tortures, arrestations et détentions arbitraires, violences sexuelles, violations des droits des enfants, pillages et destructions de biens civils, dont des hôpitaux et des écoles.

Carla del Ponte

Les forces rebelles de l'opposition ont également commis des crimes de guerre, dont des meurtres, des exécutions sommaires, des actes de torture, l'utilisation d'armes imprécises et indiscriminées. "Ces violations, bien que sérieuses, n'ont pas le degré de gravité, de fréquence et l'ampleur de celles commises par les forces gouvernementales et leurs alliées", a affirmé Paulo Pinheiro.

Le président de la commission a dénoncé "la présence croissante d'éléments armés étrangers, dont des militants jihadistes", avec leur propre agenda. "De tels éléments poussent les combattants rebelles vers des positions plus radicales", a-t-il constaté, en regrettant que cela complique encore une solution au conflit.

A l'instar de nombreux pays, dont l'UE et les Etats-Unis, la Suisse a exprimé son soutien à la prolongation du mandat de la commission d'enquête et demandé qu'elle soit renforcée par de nouveaux commissaires. La Suisse a présenté la candidature de l'ex-procureure du tribunal international sur l'ex-Yougoslavie la Tessinoise Carla del Ponte pour faire partie de la commission.

Neuer Inhalt

Horizontal Line


subscription form - French

newsletter

Inscrivez-vous à notre newsletter gratuite et recevez nos meilleurs articles dans votre boîte mail.

Rejoignez notre page Facebook en français!

ATS