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Les observateurs de la Ligue arabe ont visité mercredi des quartiers rebelles de Homs, dans le centre de la Syrie, sur fond de craintes occidentales de voir leur mission escamotée par manque de temps ou de liberté de mouvement. La Syrie a annoncé la libération de 755 détenus "impliqués" dans le soulèvement contre le régime.

La mission des observateurs fait partie d'un plan de sortie de crise de la Ligue arabe, prévoyant également la libération des manifestants arrêtés. Ils devaient se rendre mercredi à Deraa (sud), Hama (centre), Idleb (nord-ouest) et près de Damas, des foyers de la révolte.

Ils ont aussi pu visiter des quartiers de Homs, un des bastions de la contestation et troisième ville de Syrie à 160 km au nord de Damas, où ils ont rencontré des habitants, a annoncé la télévision syrienne.

Observateurs critiqués

Selon des militants sur place, cités par l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH), des observateurs ont accédé finalement au quartier rebelle de Baba Amro après en avoir été empêchés par des habitants en raison de la présence avec eux d'un officier de l'armée syrienne.

Des habitants de Baba Amro reprochent aux observateurs de ne pas avoir été attentifs à leurs doléances.

Le comité des observateurs s'est rendu ensuite dans un autre quartier rebelle, Bab Sebaa, où le régime avait préparé un défilé de partisans du président Assad.

L'OSDH a dit "craindre que (...) les observateurs arabes ne deviennent les faux témoins" de la situation en Syrie et quittent le pays sans avoir pu voir la réalité.

Nouveaux tirs

D'après l'OSDH, la répression a fait quatre nouveaux tués mercredi tandis que quatre soldats ont été tués à Deraa, berceau de la contestation. Deux civils, dont un enfant, auraient été tués par les forces de sécurité dans le quartier de Baba Amro à Homs.

A Hama, plus au nord, un manifestant aurait été abattu et plusieurs autres blessés par les forces de sécurité qui ont tiré à balles réelles et lancé des gaz lacrymogènes sur des manifestants.

ATS