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Après avoir examiné le premier rapport du chef des observateurs, la Ligue arabe s'est prononcée dimanche pour la poursuite de sa mission d'observateurs en Syrie. Sur le terrain, de nouvelles violences ont fait plus de 40 tués en deux jours.

Le protocole arabe accepté par le pouvoir syrien prévoit, outre la mission d'observation, l'arrêt des violences, la libération des détenus, le retrait de l'armée des villes et la libre circulation dans le pays pour les observateurs arabes et la presse.

À l'issue d'une réunion au Caire dimanche, la Ligue arabe a "appelé le gouvernement syrien et tous les groupes armés à stopper immédiatement tous les actes de violence".

Mission critiquée

Le rapport indique que les observateurs ont été "soumis à du harcèlement par le gouvernement syrien et par l'opposition", selon un diplomate arabe. Il conclut que la Syrie n'a que partiellement rempli son engagement de libérer les prisonniers politiques, dont certains restent détenus dans des sites secrets.

Ce rapport est intervenu alors que les appels se multiplient pour que le dossier syrien soit transféré à l'ONU. L'opposition syrienne accuse les observateurs d'être "manipulés" par le régime du président Bachar al-Assad et indique que la ligue s'est montrée incapable de faire cesser les violences.

La Syrie est en proie depuis la mi-mars à un mouvement de contestation réprimé dans le sang, qui tend à se transformer en conflit armé entre l'armée et des soldats ayant notamment rejoint l'"Armée syrienne libre". Selon une estimation de l'ONU en décembre, la répression a fait plus de 5000 tués.

ATS