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La ville de Rastane, dans la province de Homs (centre), a été violemment bombardée jeudi à l'aube par l'armée syrienne, selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH). Elle a reçu jusqu'à "trois obus par minute".

Encerclée par l'armée fidèle au président Bachar al-Assad, Rastane abrite, selon des militants, un grand nombre de hauts gradés rebelles qui la défendent farouchement. Cette ville échappe depuis plusieurs mois au contrôle des troupes gouvernementales qui ont tenté à plusieurs reprises, en vain, de la reprendre.

Ailleurs, les troupes gouvernementales se sont déployées dans plusieurs quartiers de la ville de Deraa (sud) pour tenter "de mettre fin à la grève générale". Des tirs nourris ont été entendus, selon l'OSDH.

L'opposition divisée

Des divisions sont apparues au sein de la principale coalition de l'opposition syrienne, son chef Burhan Ghalioun se disant prêt jeudi à démissionner dès qu'un successeur aura été nommé. Il a été reconduit mardi à la tête du Conseil national syrien (CNS).

Les Comités locaux de coordination, qui animent la contestation sur le terrain, ont menacé de se retirer du CNS, dénonçant un "monopole" du pouvoir au sein de cette instance. Les détracteurs du CNS lui reprochent également la grande influence des Frères musulmans en son sein et son manque de coordination avec les militants sur le terrain.

En 14 mois de révolte, plus de 12'000 personnes ont été tuées en Syrie, en majorité des civils, selon l'OSDH. Des dizaines de milliers de Syriens se sont en outre réfugiés dans les pays voisins.

ATS