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Les autorités syriennes ont nié dimanche être responsables du décès d'une centaine de personnes dont plus de 32 enfants dans un bombardement à Houla. Sur le terrain, les forces gouvernementales ont poursuivi leur répression, faisant au moins huit nouveaux morts, selon des opposants.

Les autorités syriennes ont annoncé la création d'une commission d'enquête sur les violences de Houla, les pires depuis l'entrée en vigueur théorique le 12 avril du cessez-le-feu prévu dans le cadre du plan Annan. Les résultats doivent être publiés dans trois jours.

L'émissaire international Kofi Annan, qui avait dénoncé avec le secrétaire général de l'ONU cette "violation flagrante du droit international et des engagements pris par le gouvernement syrien de cesser son recours aux armes lourdes", est attendu à Damas lundi, selon le ministère syrien des Affaires étrangères.

Trêve menacée

Cette visite en Syrie serait la seconde en trois mois de mandat du médiateur de l'ONU et de la Ligue arabe, qui avait obtenu le 10 mars un engagement du régime et des opposants à respecter un plan de paix. Celui-ci prévoyait notamment un cessez-le-feu, un retrait des chars des villes, et l'ouverture d'un dialogue politique.

Ce plan a été ébranlé par le massacre perpétré à Houla, et la menace des rebelles de reprendre l'offensive à défaut d'une action rapide de l'ONU.

Dimanche, les forces gouvernementales ont continué de bombarder des villes rebelles dans le centre du pays et de s'engager dans de féroces combats près de Damas contre les insurgés. Huit personnes ont trouvé la mort à travers le pays, selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH). Des combats près de la frontière irakienne ont poussé Bagdad à placer en état d'alerte ses forces de sécurité dans la zone.

La Suisse condamne

Après le carnage à Houla, la communauté internationale s'est indignée sans pour autant prendre de mesure concrète. La Suisse a condamné dimanche ce massacre "avec la plus grande fermeté".

Après plus de 14 mois de révolte, la répression a fait plus de 13'000, tués selon un nouveau bilan de l'OSDH.

ATS