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Téhéran accepte de nouvelles mesures de transparence

Ce contenu a été publié le 21 mai 2014 - 20:35
(Keystone-ATS)

L'Iran et l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) sont d'accord pour mettre en oeuvre cinq nouvelles mesures. Celles-ci devraient améliorer la transparence du programme nucléaire de la République islamique, a annoncé mercredi l'agence de l'ONU.

Deux de ces nouvelles mesures, dont l'une relative à des essais d'explosifs, ont un rapport avec la possible dimension militaire du programme, selon les termes du mémorandum qui accompagnait le communiqué reçu par l'AFP.

L'Iran s'est engagé à fournir "d'ici au 25 août" toutes les informations demandées. Le communiqué fait suite à la visite en Iran d'un dirigeant de l'AIEA lundi et mardi. Il y a discuté d'un accord de transparence pour le programme nucléaire controversé de Téhéran.

L'AIEA et l'Iran avaient conclu en février un accord de transparence en sept points. Il a débouché début mai notamment sur l'inspection de deux sites nucléaires en Iran.

Preuves "concrètes" de la bombe atomique

Le premier des cinq points supplémentaires annoncés mercredi est "l'échange d'informations avec l'Agence au sujet des allégations liées à la mise à feu d'explosifs, notamment à la conduite d'expérimentation d'explosifs à grande échelle en Iran".

L'Agence cherche en particulier à obtenir des réponses de la part de Téhéran sur des preuves "crédibles", selon elle, que l'Iran a mené des recherches visant à fabriquer la bombe atomique avant 2003 et peut-être aussi au-delà de cette date. La République islamique a toujours démenti cet élément. L'Iran doit également donner des informations sur la mise au point de détonateurs pour une bombe.

Recherches à objectif militaire

Une autre des nouvelles mesures concerne "la fourniture d'informations et d'explications" sur des études de "calcul et de modélisation" faites en Iran sur le transport de neutrons.

L'existence d'études iraniennes dans ce domaine était clairement identifiée en 2011 par l'AIEA comme un "sujet d'inquiétudes particulières". L'Agence jugeait improbable que de telles recherches puissent s'appliquer à un objectif autre que militaire.

Et l'AIEA et l'Iran ont par ailleurs trouvé un accord permettant l'accès de l'agence de l'ONU à un centre de recherche et de développement sur les centrifugeuses - les dispositifs qui enrichissent l'uranium -, ainsi qu'à des ateliers de production et de stockage des centrifugeuses.

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