Navigation

Terrassé par le cancer, Chavez laisse son pays face à son destin

Ce contenu a été publié le 06 mars 2013 - 19:43
(Keystone-ATS)

Le chef de l'Etat vénézuélien Hugo Chavez est mort mardi à Caracas à 58 ans des suites d'un cancer après quatorze années d'un pouvoir sans partage. Il laisse son pays sous le choc et dans l'incertitude avant une nouvelle élection présidentielle qui doit être organisée dans les 30 jours.

Le ministre des Affaires étrangères Elias Jaua a confirmé que M. Maduro assurerait l'intérim à la tête de l'Etat et qu'une élection présidentielle aurait lieu dans les 30 jours, conformément aux instructions laissées par Hugo Chavez.

Les autorités ont décrété sept jours de deuil. La dépouille du charismatique président a commencé à être transféré mercredi en fin de matinée de l'hôpital militaire de Caracas jusqu'à l'Académie militaire, où le cercueil doit être exposé avant les obsèques prévues vendredi.

Absent depuis trois semaines

Hugo Chavez luttait depuis juin 2011 contre un cancer dans la zone pelvienne. Après plus de deux mois d'hospitalisation à Cuba, il était rentré à Caracas le 18 février. Il n'avait ni été vu ni entendu publiquement depuis cette date.

Chantre d'un "socialisme du XXIe siècle" sous perfusion des plus importantes réserves de pétrole mondiales, Hugo Chavez était au pouvoir depuis 1999 et avait été réélu pour un nouveau mandat de six ans le 7 octobre 2012. Son siège avait vacillé pendant quelques heures au moment d'une tentative de coup d'Etat en 2002.

Sa révolution socialiste était autant adulé par les classes populaires pour ses politiques sociales qu'honni par ses opposants l'accusant de dérive autocratique.

Condoléances

Des messages de condoléances ont afflué de l'étranger, en particulier d'Amérique latine, où de nombreux gouvernements de gauche ont pu compter sur l'aide d'Hugo Chavez via la manne pétrolière.

Le président bolivien Evo Morales, au bord des larmes, s'est dit "anéanti". Cuba a rappelé les liens très étroits qui unissaient Fidel Castro et son héritier politique. Une porte-parole chinoise, le président russe Vladimir Poutine et les gouvernements syrien et iranien ont également rendu hommage au chef d'Etat.

Cet article a été importé automatiquement de notre ancien site vers le nouveau. Si vous remarquez un problème de visualisation, nous vous prions de nous en excuser et vous engageons à nous le signaler à cette adresse: community-feedback@swissinfo.ch

Partager cet article

Joignez-vous à la discussion

Avec un compte SWI, vous avez la possibilité de faire des commentaires sur notre site web et l'application SWI plus.

Connectez-vous ou inscrivez-vous ici.