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Thaïlande: les putchistes verrouillent le pouvoir

Ce contenu a été publié le 24 mai 2014 - 15:24
(Keystone-ATS)

Les militaires thaïlandais continuent de consolider leur pouvoir. Ils ont annoncé avoir dissous le Sénat et assumer le pouvoir législatif. En fin de journée, des centaines de personnes ont défié l'interdiction de manifester à Bangkok. Plusieurs manifestants ont été interpellés.

Le chef de la junte, le général Prayut Cha-O-Cha, peut désormais approuver toute nouvelle loi. La junte a également remis une lettre au roi Bhumibol, personnage vénéré au sommet de cette monarchie constitutionnelle, lui demandant d'approuver le nouveau régime. Celui-ci en a accusé réception, a seulement précisé le nouveau régime militaire.

Lors d'une première conférence de presse depuis le coup d'Etat de jeudi, les militaires n'ont pas souhaité donner le nombre de personnalités politiques détenues aux côtés de l'ex-Première ministre Yingluck Shinawatra. Celle-ci a été chassée du pouvoir début mai par une décision judiciaire controversée. Elle pourrait rester en détention jusqu'à une semaine.

Manifestation à Bangkok

Les libertés individuelles, notamment le droit de manifester, ont été fortement réduites. Plusieurs centaines de manifestants ont toutefois dénoncé le coup d'Etat samedi dans le centre de Bangkok, face aux soldats, signe de l'émergence d'un mécontentement. La Thaïlande en est à 19 coups d'Etat ou tentatives depuis 1932.

L'ONG Human Rights Watch a appelé samedi l'armée à "relâcher tous ceux qui ont été arbitrairement détenus" et à "restaurer urgemment la démocratie". Pour le politologue américain Paul Chambers, de l'université de Chiang Mai (nord du pays) "c'est une purge des menaces potentielles pour le gouvernement issu du coup d'Etat".

Selon lui, il s'agit d'éviter le scénario de 2006, quand Thaksin Shinawatra -frère de Yingluck- avait été chassé par un putsch. Il se trouvait alors à l'étranger, et avait pu organiser le retour au pouvoir de son parti aux élections organisées à la fin 2007. Depuis la première victoire électorale de Thaksin Shinawatra en 2001, ses formations remportent toutes les élections nationales.

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