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Le Ministère public a requis mardi douze ans de prison à l'encontre du tireur de Montbenon qui avait fait feu à Lausanne sur une assistante de police. Il a demandé que la peine soit assortie d'un traitement ambulatoire. Le verdict tombera vendredi.

Le procureur général a retenu la tentative de meurtre par dol éventuel et non la tentative d'assassinat. "L'accusé a commis des actes d'une extrême gravité. Mais il s'est arrêté sur le pas de la porte de la chambre des assassins", a déclaré Eric Cottier.

En février 2011, le jeune homme a, pour des "motifs futiles", décidé de se venger sur une assistante de police choisie au hasard près du centre-ville. Armé d'un Beretta 9 mm, il a tiré cinq fois, blessant grièvement à la jambe une contractuelle de 58 ans. Une balle perdue a touché également une femme qui passait en voiture.

Accusé atypique

Le procureur est revenu sur le profil de cet accusé "atypique, aux capacités intellectuelles réduites mais très collaborant avec la police, au point même que l'on se demande si son discours n'est pas dicté par la volonté de faire plaisir à celui qui l'interroge".

Le Ministère public a réclamé une longue peine de prison, atténuée toutefois par un repentir sincère et une responsabilité pénale légèrement diminuée. Même si le risque de récidive est élevé aux dires des psychiatres, il a renoncé à l'internement, estimant qu'un traitement ambulatoire suffisait en l'état.

Peine inférieure

L'avocat de l'accusé a plaidé pour une peine "bien inférieure", rappelant que les éléments à décharge sont nombreux: une enfance marquée par un grave accident qui a laissé des séquelles, une absence de casier judiciaire et le fait qu'il se soit rendu à la police moins de 48 heures après les tirs.

Le défenseur a rappelé que son client, qui souffre d'un retard mental léger, aurait aimé être l'égal de son grand frère policier, son héros. Le matin du drame, ce solitaire vivant de petits boulots avait reçu une lettre de convocation à un entretien d'embauche pour devenir assistant de police, ce qui l'a déstabilisé.

ATS