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Tokyo assouplit l'encadrement des exportations d'armes

Ce contenu a été publié le 01 avril 2014 - 14:32
(Keystone-ATS)

Le Japon a assoupli mardi sa législation encadrant les exportations d'armes, remettant en question une politique vieille de près de cinquante ans qui revenait en pratique à les prohiber. Tokyo cherche ainsi à redresser le secteur de l'armement pénalisé par une baisse régulière du budget de la Défense jusqu'en 2012.

Cette décision risque cependant de tendre les relations déjà difficiles qu'entretiennent Tokyo et Pékin qui y voit un nouveau signe du "virage à droite" de la politique nippone. La Chine a d'ailleurs déclaré qu'elle observait avec "grande attention" cet assouplissement des exportations d'armes décidé par le Japon.

Décision à haut risque

Le ressentiment envers le militarisme nippon des années 1930 et 1940 demeure profond en Chine et dans la péninsule coréenne. Toute décision de Tokyo pour devenir plus actif dans le domaine militaire est de nature à faire grimper la tension dans la région.

Selon sa nouvelle législation, le Japon pourra exporter du matériel militaire - il préfère parler de matériel de défense, un terme moins martial - à des pays qui se situent le long de voies maritimes par lesquelles transitent les indispensables et vitales importations de pétrole et de gaz du Japon, a expliqué le secrétaire général du gouvernement de droite Yoshihide Suga.

Indonésie, Vietnam et Philippines

Il pourrait ainsi être question de l'Indonésie, du Vietnam ou des Philippines, pays riverains de la mer de Chine méridionale qui s'inquiètent, comme le Japon, des ambitions maritimes grandissantes de la Chine.

Selon les nouvelles règles, le Japon s'interdit toutefois les exportations d'armes qui pourraient représenter une menace pour la paix et la sécurité mondiales, et le gouvernement s'assurera au préalable contre tout risque de réexportation vers un pays tiers.

Armes non létales

Parmi les fabricants d'armes qui pourraient tirer parti d'un assouplissement des exportations figurent Mitsubishi Heavy Industries, Kawasaki Heavy Industries et IHI. Le gouvernement a précisé qu'il n'avait pas l'intention d'exporter des armes létales, qu'il s'agisse de tanks ou d'avions de chasse par exemple.

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