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Plusieurs rassemblements ont été organisés au Nigeria pour ne pas oublier les quelque 200 lycéennes de Chibok enlevées il y a tout juste trois ans par Boko Haram.

KEYSTONE/AP/SUNDAY ALAMBA

(sda-ats)

Plusieurs rassemblements étaient organisés vendredi au Nigeria pour ne pas oublier les quelque 200 lycéennes de Chibok enlevées il y a tout juste trois ans par Boko Haram. Seules une vingtaine ont été libérées.

A Chibok, ville du Nord-est, où le groupe djihadiste continue de mener des raids, les parents des lycéennes enlevées se sont réunis dans l'école même où leurs filles ont disparu.

Grande figure traditionnelle du pays, l'émir de Kano (nord musulman du pays) a prononcé à Abuja un discours à la mémoire des jeunes filles. Retransmis en direct à la télévision nationale, le rassemblement a réuni un millier de personnes, dont des diplomates. C'est également à Abuja, la capitale fédérale, où le collectif "Bring Back our Girls" est particulièrement actif, que des arbres ont été plantés à leur mémoire.

A Lagos, la capitale économique du pays, le collectif doit se recueillir pour des prières en fin de journée.

Face aux critiques d'inaction, le président Muhammadu Buhari - dont la lutte contre Boko Haram et le retour des filles de Chibok étaient des promesses électorales - a assuré jeudi que le gouvernement était "déterminé à assurer leur libération et de ceux enrôlés de force".

Indignation mondiale

Alors qu'elles étaient en train de passer leurs examens, 276 écolières âgées de 12 à 17 ans ont été kidnappées le 14 avril 2014. Cinquante-sept d'entre elles sont parvenues à s'échapper juste après le rapt.

Relayé par les médias du monde entier, cet enlèvement de masse avait provoqué une vague d'indignation à laquelle de nombreuses célébrités mondiales avaient participé à coups de hashtags #bringbackourgirls (Ramenez-nous nos filles).

Quelques libérations

En octobre dernier, 21 jeunes filles ont été libérées, pour certaines avec des enfants nés en captivité, après des négociations entre Boko Haram et le gouvernement, avec l'aide du Comité International de la Croix-Rouge et de la Suisse.

Une goutte d'eau pour les membres du collectif "Bring Back Our Girls" qui appelle "le président, le vice-président et le président du Sénat du Nigeria à garantir que 'nos' filles reviennent maintenant et vivantes". Une poignée ont été retrouvées dans la forêt de Chibok, mais 195 lycéennes sont actuellement toujours aux mains du groupe.

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ATS