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Le CICR présente partout en Afghanistan depuis plus de trente ans, a décidé d'y réduire son activité pour des raisons de sécurité (archives).

KEYSTONE/EPA/MUTALIBA SULTANI

(sda-ats)

Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) a annoncé lundi la réduction de ses activités en Afghanistan et son évacuation du nord du pays. En neuf mois, il y a subi trois attaques majeures qui ont fait sept morts dans ses rangs.

Cette décision illustre la dégradation de la sécurité en Afghanistan au cours des derniers mois. Le conflit s'est notamment intensifié dans le nord depuis le printemps, mais aussi partout ailleurs en raison de la hausse de la criminalité.

"Après discussions en interne au plus haut niveau, il est apparu que nous n'avons pas d'autre choix que de réduire notre présence et nos activités en Afghanistan", a annoncé à Kaboul devant la presse Monica Zanarelli, la chef de délégation du CICR, une des principales organisations humanitaires internationales.

Les centres de Maimana, dans la province de Faryab (nord-ouest) et Kunduz (nord-est) "seront fermés d'ici la fin de l'année et celui de Mazar-i-Sharif (nord) sérieusement réduit" a-t-elle précisé.

Abattue en plein travail

L'annonce de cette décision, difficile pour une organisation présente partout en Afghanistan depuis plus de trente ans, intervient un mois après l'assassinat d'une kinésithérapeute espagnole à Mazar. Le 11 septembre, Lorena Enebral Perez a été abattue en plein travail dans le centre de réhabilitation du CICR de cette ville par un patient atteint de polio qui venait s'y faire soigner depuis dix-neuf ans.

"Le centre de réhabilitation pourra possiblement reprendre ses activités à l'avenir, mais nous devrons le confier à un partenaire fiable" a précisé Mme Zanarelli. "Quant au reste du pays nous sommes en train de voir comment opérer de la manière la plus sûre".

Le CICR compte 1800 employés en Afghanistan parmi lesquels 120 expatriés, dont "90 à 100 devraient rester dans le pays".

"Pas le choix"

"Le CICR a été visé par trois incidents majeurs en l'espace de neuf mois", a rappelé Mme Zanarelli: avant l'attaque de Mazar, un de ses employés a été enlevé en décembre 2016 et détenu quatre semaines à Kunduz; en février, six employés ont été tués dans une embuscade à Jowzjan (nord) et deux autres enlevés pendant sept mois avant d'être relâchés en septembre.

"Nous savons quelles sont les conséquences de nos décisions dans le nord, mais nous n'avons pas le choix" a-t-elle poursuivi. Les populations sont exposées de façon croissante au conflit.

"Nous, nous nous sentons visés" a indiqué la responsable. "Même si nous savons que le risque zéro n'existe pas, et ce n'est pas notre objectif, notre sécurité doit être garantie par toutes les parties au conflit" juge Mme Zanarelli.

A cette fin, le CICR entretient le dialogue "avec tous les principaux acteurs, mais nous ne pouvons pas parler avec tout le monde". Selon les autorités, une vingtaine de groupes armés opèrent en Afghanistan, dont les talibans et le groupe Etat islamique (EI) sont les plus actifs.

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ATS