Trump prédit un pic des décès dus au Covid-19 dans "deux semaines"

Le président américain Donald Trump, qui voulait faire redémarrer l'économie à Pâques, repousse l'échéance face à la propagation du coronavirus. KEYSTONE/AP/Patrick Semansky sda-ats

Le président américain Donald Trump a reculé dimanche sur un possible allégement des restrictions visant à ralentir la propagation du nouveau coronavirus. Il a reconnu que les Etats-Unis n'avaient pas encore connu le pic de la pandémie.

"Les projections indiquent que le pic du taux de mortalité devrait probablement avoir lieu dans deux semaines", a-t-il admis. Quelques heures plus tôt, l'un des plus éminents spécialistes américains Anthony Fauci, également conseiller du président sur ce dossier, avait mis l'Amérique face à la gravité de l'épidémie.

Il avait évoqué la possibilité qu'elle fasse "entre 100'000 et 200'000" morts, contre près de 2500 actuellement. Les Etats-Unis sont déjà le pays enregistrant le plus grand nombre de cas confirmés, environ 140'000.

Aux Etats-Unis, la mise à l'arrêt de pans entiers de l'activité provoque déjà un chômage de masse. Donald Trump avait affirmé en début de semaine dernière que les Etats-Unis pourraient redémarrer leur économie avant Pâques, soit le 12 avril.

Jusqu'au 30 avril

Il espérait annoncer dans quelques jours un assouplissement des recommandations gouvernementales de distanciations sociales. Mais il a dû faire machine arrière. Les Américains sont désormais encouragés à rester chez eux encore pendant un mois. Ecoles et lieux de rassemblements resteront fermés.

"Nous prolongerons nos recommandations jusqu'au 30 avril pour ralentir la propagation", a affirmé le président américain.

Le New Jersey, la Floride, la Louisiane, le Michigan figurent parmi les Etats américains les plus menacés. A New York, un hôpital de campagne était en cours d'installation dimanche dans l'emblématique Central Park, pour faire face à l'afflux attendu de malades.

Faute de vaccin ou de traitement éprouvé contre la maladie de Covid-19, qui a fait plus de 33'000 morts à travers la planète, dont les deux tiers en Europe, plus de trois milliards de personnes sont toujours confinées, de gré ou de force.

Confinement à Moscou

Elles seront rejointes lundi par les habitants de Moscou et de Lagos. En Russie, dont les frontières seront bouclées à partir de lundi, le maire de Moscou a annoncé dimanche un confinement général de la population de la capitale.

Les 12,5 millions de Moscovites ne seront autorisés à sortir de chez eux que pour se rendre au travail, si c'est nécessaire, pour les urgences médicales, pour se ravitailler ou aller dans une pharmacie. Ils peuvent sortir les poubelles et promener leur chien, mais seulement dans un rayon de 100 mètres de leur domicile.

Lagos, mégapole tentaculaire de 20 millions d'habitants et Abuja, capitale du Nigeria, ont, elles aussi, décrété un confinement total. Le Nigeria, pays le plus peuplé d'Afrique avec près de 200 millions d'habitants enregistrait dimanche soir 97 cas déclarés, mais leur nombre pourrait rapidement exploser, a prévenu le ministre de l'information jeudi.

Les mesures de confinement suscitent de nombreuses incompréhensions et contestations en Afrique subsaharienne, où une grande partie de la population vit avec moins de deux dollars par jour et dépend de l'économie informelle pour survivre.

Cet article a été importé automatiquement de notre ancien site vers le nouveau. Si vous remarquez un problème de visualisation, nous vous prions de nous en excuser et vous engageons à nous le signaler à cette adresse: community-feedback@swissinfo.ch

Partager cet article