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Le ministre américain de la justice Jeff Sessions est la cible de Donald Trump depuis plusieurs mois (archives).

KEYSTONE/AP/ROBERT F. BUKATY

(sda-ats)

Le président américain Donald Trump a réitéré lundi ses menaces contre son ministre de la justice Jeff Sessions, cible de sa colère depuis de nombreux mois. Le milliardaire new-yorkais l'a comparé à l'ancien directeur du FBI James Comey, limogé l'an dernier.

"Les démocrates, dont aucun n'a voté pour Jeff Sessions, doivent l'adorer maintenant. La même chose qu'avec ce menteur de James Comey. Tous les démocrates le détestaient, voulaient son départ, le trouvaient répugnant, jusqu'à ce que je le vire!", a tweeté le Donald Trump.

M. Comey, ancien directeur de la police fédérale, est devenu une figure de l'"anti-trumpisme" après son renvoi en mai 2017 par le président et plus particulièrement depuis la sortie de ses mémoires, dressant un portrait au vitriol du 45e locataire de la Maison-Blanche, au printemps 2018.

Avant cela, beaucoup de démocrates, Hillary Clinton en tête, lui imputaient la victoire de M. Trump en raison de sa décision de raviver, quelques jours avant le vote de novembre 2016, l'enquête du FBI sur l'usage de la messagerie privée de la candidate démocrate quand elle était secrétaire d'Etat.

"Bien joué Jeff"

Jeff Sessions, bien que ministre du gouvernement Trump, semble également ne plus être en odeur de sainteté à la Maison-Blanche. Le président lui reproche en effet de s'être récusé dans l'enquête russe, qui empoisonne sa présidence et multiplie les attaques personnelles à son encontre depuis des mois.

L'objet de son courroux lundi: les inculpations par la justice fédérale de deux parlementaires républicains proches de M. Trump, Duncan Hunter et Chris Collins. Ces deux élus à la chambre des représentants avaient été des soutiens de la première heure de l'homme d'affaires pendant la campagne.

M. Hunter est accusé d'avoir détourné 250'000 dollars de fonds destinés à sa campagne électorale alors que Chris Collins a été inculpé de délit d'initié. Ce dernier a renoncé à se représenter lors des élections législatives de mi-mandat en novembre.

"Deux enquêtes au long cours, datant de l'ère Obama, visant deux parlementaires républicains très populaires ont débouché sur des inculpations, avant les 'midterms', par le ministère de la justice de Jeff Sessions. Deux victoires faciles qui se compliquent par manque de temps. Bien joué Jeff....", a ainsi tonné le président sur Twitter lundi.

Lors d'une interview avec Bloomberg la semaine dernière, Donald Trump avait déjà prévenu que son ministre était assuré de garder son poste seulement jusqu'aux élections du 6 novembre.

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ATS