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Twitter ferme le compte d'un groupe ultra-convervateur pro-Trump

Project Veritas avait relayé les accusations de fraude électorale massive après la défaite de Donald Trump à l'élection présidentielle. KEYSTONE/AP/EVAN VUCCI sda-ats
Ce contenu a été publié le 12 février 2021 - 16:39
(Keystone-ATS)

Twitter a suspendu jeudi de façon permanente le compte d'un groupe ultra-conservateur, Project Veritas, connu pour son soutien à Donald Trump et ses coups médiatiques. Cela en raison de sa divulgation de données personnelles sur le réseau.

"Le compte de Project Veritas a été suspendu de manière permanente pour violations répétées des règles de Twitter sur les données personnelles", a déclaré l'entreprise dans un communiqué diffusé auprès de plusieurs médias américains.

L'organisation, spécialisée dans les caméras cachées destinées à piéger les grands médias, avait publié la veille une vidéo où un de ses membres se présentait dans la maison d'un des vice-présidents de Facebook, Guy Rosen, en charge de l'intégrité de la plateforme, pour le confronter.

Infox relayées

Project Veritas, qui avait aussi relayé les accusations de fraude électorale massive après la défaite de Donald Trump à l'élection présidentielle, comptait plus de 700'000 abonnés sur Twitter avant sa suspension.

Le compte du fondateur de ce groupe, James O'Keefe, a aussi été fermé quelques heures pour les mêmes raisons, avant d'être rétabli.

Depuis l'assaut meurtrier du Capitole par des partisans pro-Trump le 6 janvier, Twitter, comme d'autres géants des réseaux sociaux, a musclé ses efforts contre la désinformation et les contenus incendiaires. Certains membres de la droite ultra-conservatrice accusent le réseau social de censure.

Twitter ne laissera pas revenir Donald Trump même s'il devait être de nouveau candidat à la Maison Blanche. "Selon nos règles, quand vous êtes évincés de la plateforme, vous êtes évincés de la plateforme, que vous soyez un commentateur, un directeur financier, ou un ancien ou actuel responsable politique", a justifié le directeur financier du groupe Ned Segal sur la chaîne d'informations financières CNBC mercredi.

Facebook aussi

Dans le même temps, une association particulièrement critique à l'encontre de Facebook a appelé vendredi le réseau social, qui doit décider s'il maintient ou non la suspension de Donald Trump, à continuer à bannir l'ancien président américain de la plateforme. Le conseil de surveillance indépendant du groupe reçoit jusqu'à ce vendredi des commentaires du public sur le sujet et devrait rendre son avis en avril.

Ses membres peuvent approuver le blocage du compte pour une durée indéterminée, ou imposer à Facebook de laisser revenir le milliardaire républicain évincé après les émeutes le 6 janvier au Capitole.

"Notre message est simple: annuler le bannissement de Trump serait une invitation à la violence, à la haine et à la désinformation qui coûteront des vies et saperont la démocratie", écrit dans une lettre l'association anti-Facebook, qui se fait ironiquement appeler le "Véritable Conseil de surveillance de Facebook" (Real Facebook Oversight Board).

"Certains peuvent dire que c'est une question de liberté d'expression. Ils ont tort", poursuit la missive. "Donald Trump peut faire des interviews. Il peut aller sur Fox News. Il peut rédiger des articles d'opinion ou envoyer des courriels", est-il remarqué.

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