Contenu externe

Le contenu suivant a été fourni par des partenaires externes. Nous ne pouvons ainsi pas garantir son accessibilité à tous les utilisateurs.

Un tribunal a reconnu mardi un ouvrier agricole coupable du meurtre d'Eugene Terre'Blanche, chantre de la suprématie blanche en Afrique du Sud. La justice sud-africaine a jugé que son assassinat à coups de gourdin et de machette n'avait pas eu de motif politique.

"D'après toutes les preuves apportées, je conclus que l'accusé numéro un est reconnu coupable des chefs d'accusation retenus contre lui. L'accusé numéro deux est seulement coupable de cambriolage", a annoncé le juge John Horn, dont la sentence sera prononcée ultérieurement. L'ouvrier reconnu coupable risque la perpétuité, peine maximum en Afrique du Sud.

Deux ouvriers agricoles noirs âgés de respectivement 28 et 15 ans au moment des faits étaient accusés d'avoir battu à mort le cofondateur du Mouvement de résistance afrikaner (AWB), un groupuscule d'extrême droite prônant la domination blanche. Eugene Terre'Blanche avait été abattu dans sa ferme le 3 avril 2010.

Négation

Les deux accusés, qui s'étaient constitués prisonniers le jour du crime expliquant s'être disputés avec leur patron pour un problème de paie, ont d'abord avoué le meurtre, avant de se rétracter.

La mort d'Eugene Terre'Blanche avait déchaîné les passions en 2010 et fait craindre une flambée de violences raciales juste avant le Mondial de football, joué en Afrique du Sud.

Une trentaine de militants de l'AWB s'étaient mardi réunis devant le tribunal de la petite ville de Ventersdorp, agitant le drapeau du mouvement, inspiré de l'emblème nazi avec une sorte de croix gammée à trois branches sur fond rouge. Ils sont restés calmes.

ATS